03.06.2018

Rivel : La mémoire des internés du camp de Rivel a été honorée

camp d'internement de rivelA l’image de Michel Tali, les fils et amis des « indésirables » ont perpétué le souvenir.

Jusqu’à l’été 1942, la terminologie « hébergement », scrupuleusement utilisée pour ce qui concernait ses camps d’étrangers, permettait au gouvernement de Vichy de laisser entendre à qui voulait encore y croire, qu’en France, la tradition d’hospitalité n’était pas morte. En réalité, ces nombreux centres de séjour surveillés, comme celui de Rivel, auront fourni dès l’invasion de la zone sud en 1942, la principale population des camps de la mort. Ceux que Pierre Laval ministre de l’Intérieur de Vichy qualifiait d’ « indésirables » auront ainsi connu l’exclusion, avant l’internement puis la déportation, grâce au zèle d’un gouvernement qui sera allé au devant du désir de l’occupant.

Républicains espagnols, réfugiés allemands, militants anarchistes et communistes, syndicalistes, patriotes, résistants et Juifs transiteront par Rivel et les nombreux camps du sud-ouest, victimes d’une politique « qui consiste à purger la France de ces éléments indésirables sans nationalité », selon les termes du ministre Laval.    

Samedi 26 mai, l’Association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques (Ardiep), l’Association républicaine des anciens combattants (Arac), l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance (Anacr), l’Amicale des anciens guerilleros espagnols (Aagef-FFI), se sont retrouvées au pied de la stèle érigée près des derniers vestiges du camp, pour honorer la mémoire des victimes d'internement.

Un émouvant retour vers le passé, également marqué par les interventions de Marie-Ange Larruy pour le parti communiste, Michel Molhérat et Annie Bohic-Cortès, conseillers départementaux. Avant le dépôt de gerbes et les chants, chacun invitait à rester fidèle à la mémoire de toutes les victimes des heures noires vécues en ces lieux, et à lutter contre la dilapidation des acquis du programme du Conseil national de la Résistance.

La cérémonie s'est poursuivie au pied du monument aux Morts de Rivel, où les élus Jean-Pierre Salvat et Isabelle Boulbet, ont uni leurs voix en langue occitane et en langue française, pour délivrer un message de fraternité, conclusion de cette journée du souvenir.

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Marie-Ange Larruy

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Serge Pages

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Michel Molhérat

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Annie Bohic-Cortès

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Michel Molhérat et Annie Bohic-Cortès

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Jean-Pierre Salvat et Isabelle Boulbet

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22.05.2018

A la mémoire des internés du camp de Rivel

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Le rendez-vous annuel organisé à l’initiative de Serge Pagès pour l’Arac (association républicaine des anciens combattants) et Andrée Zdrojower pour l’Ardiep (association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques) aura lieu samedi 26 mai, sur le site de l’ancien camp de Rivel. Cette cérémonie du souvenir se déroulera à partir de 10 h 45 au pied de la stèle bâtie en 1996 par les Limouxins Michel Salinas et Gaston Delpech. Jean-Pierre Salvat, maire de Rivel, accueillera les représentants des associations d’anciens combattants, leurs porte-drapeaux et les élus. L’assemblée se rendra ensuite au monument aux Morts de Rivel.

19.05.2012

L’hommage des collégiens aux « indésirables »

Les adolescents se sont rendus au camp de Rivel où ont été emprisonnés des résistants et des prisonniers politiques, de 1940 à 1944.  

camp d'internement de rivel,arac,ardiep Andrée Zdrojower a retracé l’historique du camp d’internement (Porte-drapeaux, de g. à d., Françoise Pagès pour l'Arac, Pepita Leòn, présidente de l'Amicale des Guerrilleros Espagnols des Pyrénées-Orientales).

Lundi 14 mai, l’association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques (Ardiep) et l’Arac, association républicaine des anciens combattants, honoraient la mémoire des victimes du système vichyssois, internées de 1940 à 1944, dans l’enceinte du camp de Rivel, au lieu-dit « la scierie de la Prade ».

En présence de nombreuses délégations venues du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées, représentants des maquis de la Montagne-Noire, des Guerrilleros et républicains espagnols, de l’ANACR, UFAC, FNDIRP, FMD, et des élus locaux, Andrée Zdrojower (Ardiep) et Serge Pagès (Arac) ont présidé une cérémonie à laquelle participaient les élèves du collège Antoine-Pons et leurs professeurs, ainsi que les élèves du groupement scolaire de Rivel. Cette journée placée sous le triptyque « mémoire-transmission-vigilance », s’est ouverte sous la forme d’une  rencontre-débat  qui a permis aux intervenants et aux collégiens, de débattre sur ce que fut le quotidien des internés, réfugiés espagnols et juifs apatrides, communistes, francs-maçons, résistants, nomades, qualifiés par le gouvernement pétainiste « d’indésirables » ou encore « d’anti-France »

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Poèmes et chants ont rythmé l’hommage des élèves du collège Antoine-Pons à leurs aînés.

Avec les mots d'Aragon     Cette incursion dans une période sombre du passé, s’est poursuivie autour de la stèle érigée en 1996 par les Limouxins Michel Salinas et Gaston Delpech, réhabilitée en avril dernier, et au pied de laquelle les collégiens ont offert à la nombreuse assistance, les mots du poète Louis Aragon. Après « l’Affiche rouge » et l’hommage rendu à Missak Manouchian et à ses compagnons d’infortune, les collégiens poursuivaient avec l’interprétation du Chant des Marais.  

L’assemblée se transportaient ensuite jusqu’au monument aux Morts de Rivel, où elle était accueillie par Jean-Pierre Salvat, maire de la commune. Ce dernier rappelait les périls que sont racisme et xénophobie, invitant les jeunes générations à ne rien ignorer de ce qui fit la trame d’une douloureuse période de notre Histoire. Après le dépôt de gerbe et le salut aux drapeaux, les collégiens apportaient une touche finale à cette journée avec l’interprétation de la Marseillaise. Une participation très appréciée et unanimement saluée par l’ensemble des participants à ce rendez-vous annuel toujours empreint d’émotion.   

Camp de Rivel Mai 2012 026.jpgLa cérémonie s’est poursuivie au monument aux Morts de Rivel.