21.10.2017

C'était hier : Trois siècles de charivari

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 22 octobre 1997.

flurisLe comité du Tricentenaire s‘est penché sur la vie de Fluris (Photo archives, octobre 1997).

« Le Sr Jacques Fleury de Montpellier, contrôleur au grenier à sel de Chalabre est mort le treizième et a été enseveli le quinzième décembre 1697 dans le cimetière de cette paroisse avec les prières et les cérémonies prescrites ». Cet acte de décès extrait des archives communales de Chalabre représente l’unique certitude historique permettant d’identifier le personnage « Fluris ». Tout le reste demeure : qui l’a tué ? Pourquoi ? Trois cent ans ont passé et nul n’a réussi à ce jour à éclaircir les circonstances de cette disparition.

flurisComme le démontre Patrick Lasseube à travers ses recherches menées en 1987 sur le Charivari traditionnel de Chalabre, la vérité se trouve enfouie dans la mémoire collective chalabroise. Mais de contradictions en hypothèses originales, la légende n’a jamais cessé de croître, si bien que Fluris aujourd’hui identifié n’est toujours pas démystifié. Huit semaines nous séparent à présent de la Sainte-Luce, date à laquelle les Chalabrois vont réveiller la mémoire de leur héros légendaire, mort il y aura exactement 300 ans, le samedi 13 décembre prochain (Ci-contre, l'œuvre de Camille Amat († Avril 2010), créée pour l'événement).

Réuni jeudi dernier à la mairie, cours Sully, un comité impromptu s’est penché sur le passé mouvementé de ce cher Fluris, afin d’évoquer ce que sera la célébration du charivari millésime 1997. Abandonnée depuis des lustres, l’idée d’une marche symbolique et pacifique a longuement été évoquée, qui emmènera « l’étrange et tonitruant cortège », jusqu’au pied des murailles grises du château des Mauléon. D’ores et déjà, dans l’intimité des caves et des greniers, petits et grands s’affairent car il faudra être prêt, à l’heure où le premier coup de fusil va déchirer la nuit du Kercorb, la nuit du Tricentenaire : « Vei fans les ans que tueron Fluris ! ».                 

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20.10.2017

Sonnac-sur-l’Hers : Roger Icre n’est plus

roger icreL’église Saint-Jean-Baptiste a accueilli une nombreuse assistance venue rendre un dernier hommage à Roger Icre, enlevé à l'affection des siens à l'âge de 85 ans. Originaire de Chalabre où il était né le 22 octobre 1931, il y effectuera sa scolarité jusqu’au certificat d’études. Il entrera dans la vie active à l’âge de 14 ans, au sein de l’usine Garrouste, jusqu’à l’appel sous les drapeaux. Il quitte alors le secrétariat de la chapellerie et effectue sa période militaire à Oran (Algérie).

A son retour, il entre à la manufacture de chaussures Canat où il fera toute sa carrière, dans l’atelier de vulcanisation en qualité de contremaître. En marge de ses activités professionnelles et aux côtés de ses collègues de travail, il participera au projet d’installation d’un relais de télévision sur la colline du Calvaire, initié en juillet 1958 et finalisé au tout début de l’année 1961.    

roger icre

Sa passion pour le rugby, l’amènera à s’impliquer dans la vie du club de l’USC XV, il y occupera le poste de secrétaire pendant vingt ans. Rendez-vous sportifs qui favoriseront la rencontre avec Lucette Boussioux, dont le frère porte les couleurs chalabroises. Roger et Lucette fondent un foyer le 5 août 1961, union comblée par la naissance de Nathalie puis de Maxime. Chalabrois jusqu’à l’heure de la retraite et résidant rue du Presbytère (Maison Lafitte), ils viendront s’installer à Sonnac-sur-l’Hers, berceau familial de Lucette. Désireux de s’investir dans la vie de la commune, il effectuera un mandat de conseiller municipal de 1989 à 1996 (Photo ci-dessous).

roger icre

Au terme de la bénédiction, Roger Icre a été inhumé dans le caveau familial. En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances à Lucette son épouse, à Nathalie et Maxime ses enfants, à ses petits enfants, à toutes les personnes que ce deuil afflige.

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19.10.2017

Le FCC tenu en échec à Fanjeaux

Football : L'équipe première décroche au classement.

fc chalabre football,es fanjeauxAmélia entraîne les jeunes pousses du FCC. De gauche à droite. Debout : Amélia Conte, Kimie Padet, Aubin Jammet, Paco Gutierrez. Accroupis : Paolo Tur y Tur, Erwan Conte, Nathan Tur y Tur.

Dimanche 15 octobre, la quatrième journée de championnat de l’Aude emmenait les deux formations seniors jusqu’à Fanjeaux où elles étaient opposées à leurs homologues de l’Etoile Sportive Fanjuvéenne. Les réservistes du FCC II engagés en championnat D4 ont signé un premier succès après deux défaites concédées face à Montréal (2-1) et Salles-sur-l’Hers (2-3). Sous l’arbitrage d’Otmane El Ghourraf, le onze de Romain Peille trouvera par quatre fois le chemin des filets. Théo Rosich ouvrira la marque d’un superbe coup-franc, avant que Sylvain Bouillat ne double la mise. Après le repos et sur coup-franc, Alexandre Pereira corsera l’addition, avant un dernier but signé Yamine Mostefaï, à la réception d’un centre. 

A 15 h, Régis Ferrié sifflait le coup d’envoi d’une rencontre opposant le FCC I, leader du championnat D2 (ex aequo avec le Limoux-Pieusse FC), et l’ES Fanjuvéenne, créditée de deux défaites et un nul. Au final, les deux formations ont partagé les points, score final 1 à 1. Après l’ouverture de la marque par Sylvain Dumons (0-1), le FCC concèdera un penalty dans le dernier quart d’heure de jeu (1-1). Malgré de nombreuses occasions, le FCC échoue à signer un quatrième succès et décroche au classement, après le succès des Limouxins face à Bram (3-1). A noter la présence de M. Yves Boutié, observateur principal pour le District de l’Aude. Samedi 14 octobre, les débutants du FCC accompagnés par Amélia, étaient à Belvèze-du-Razès où ils ont participé à un nouveau plateau d’initiation au ballon rond (Photo ci-dessus)

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Col de Festes Clef 18 octobre 2017.jpg

Cette clé attend son ou sa propriétaire, juste au sommet du col de Festes.

18.10.2017

Joël Larrue nous a quittés

joël larrueLundi 2 octobre, l’église Saint-Pierre accueillait une assistance venue rendre un dernier hommage à Joël Larrue, décédé lundi 25 septembre en son domicile de Chalabre-Plaisance, à l’âge de 75 ans. Né à Alger le 8 mai 1942, Joël Larrue avait passé toute son enfance en Algérie et au Maroc, déménageant au gré des affectations de son père militaire. Après des études secondaires à Paris, puis l’instauration de l’indépendance en Algérie (1962), il rejoint la Lorraine où sa famille s’installe. Enseignant au lycée technique de Forbach, il fait la connaissance de Bernadette, qu’il épousera en juillet 1968. Voyageur dans l’âme, il émigre au Canada et découvre la ville anglophone de Toronto où Bernadette le rejoint. Tous deux poursuivent en marge de leur travail des études universitaires en anglais, et élèvent leurs deux enfants, Stéphanie et Jacques.

L’enseignant change de cap et devient traducteur, dans l’administration publique d’abord, avant de rejoindre le secteur privé, où il dirigera plusieurs cabinets de traduction. A l’heure de la retraite en 2011, Joël et son épouse reviennent en France, prêts à vivre une nouvelle aventure en pays chalabrais. D’un esprit extrêmement curieux, aimant partager ses connaissances, il était aussi grand collectionneur (montres anciennes) et passionné d’histoire. Titulaire d'un brevet de pilote privé, il aimait s’évader près des nuages avec sa famille. Escrimeur, cavalier émérite, chasseur d’orignal à ses heures, cueilleur averti de champignons, bricoleur, Joël Larrue animait récemment encore un atelier de reliure. Fin gourmet, il régalait ses invités avec des curiosités culinaires de son élaboration, et c’est en taillant sa vigne que la vie l’a abandonné.

En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances à Bernadette son épouse, à ses enfants Stéphanie et Jacques, à ses petits-enfants, à ses frères et sœurs, à toutes les personnes que ce deuil afflige.

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17.10.2017

Un trail découverte à l’initiative des Foulées

foulées du kercorb,ronde du kercorbLes coureurs du Kercorb s’affairent aux derniers préparatifs.

Le bureau des Foulées du Kercorb, club de course à pied emmené par Jean-Pierre Silvestre (président), Marie-Françoise Discala, (secrétaire), Daniel Lopez, (trésorier) et Malaury Cros (adjointe), invite les amateurs de trail à retenir la date du dimanche 12 novembre. Ils auront le privilège de prendre le départ de la première Ronde du Kercorb, trail découverte tracé autour de Chalabre, sur un parcours de 13,201 km (466 m de dénivelé positif). Les marcheurs sont également invités à cette fête sportive, qui sera clôturée avec un repas partagé au théâtre Georges Méliès. Le départ des marcheurs sera donné à 9 h, les coureurs s’élanceront à 10 h. Tarif de participation, course 12 €, marche 8 €.

L'accueil des participants se déroulera place Espérance Folchet à partir de 7 h 30 pour le retrait des dossards, la remise des paquets de bienvenue et pour les inscriptions de dernières minutes (il est recommandé de s’inscrire en ligne, le prix de l'inscription étant majoré le jour de la course). Pour tout renseignement contacter lesfouleesdukercorb@gmail.com, inscriptions en ligne sur le site www.lesfouleesdukercorb.e-monsite.com

foulées du kercorb,ronde du kercorb

16.10.2017

C’était hier : La demeure des Sires de Bruyères est-elle à vendre ?

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 19 octobre 1997.

château de mauléonLa vision imposante de la demeure des Mauléon s’offre aux Chalabrois depuis plusieurs siècles (Photo archives, Septembre 1997).

Lentement mais sûrement, les violentes bourrasques de l’automne dépouillent de leurs feuilles, les platanes centenaires longeant l’allée du château, offrant du même coup aux Chalabrois, une vision parfaite de l’imposante demeure des Mauléon. Bâti au Xe siècle, occupé plus tard par le Baron Pons de Bruyères le Châtel, contemporain et protégé de Simon de Montfort, le château ne reflète aujourd’hui que l’image triste d’un passé révolu. Un passé cependant auquel les Chalabrois ne manquent pas de faire référence chaque année à l’entrée de l’hiver, levant les yeux vers le donjon, comme s’ils espéraient apercevoir au détour d’un créneau, la silhouette furtive du Sieur Jacques Fleury (Fluris), assassiné le 13 décembre 1697.

Etroitement liés par la force d’une tradition séculaire, Fluris et la demeure ancestrale des Mauléon, n’ont jamais cessé d’entretenir le mystère, ainsi les souterrains de la cité du Kercorb colportent-ils aujourd’hui la nouvelle, le château est à vendre, le château est vendu ! Ou plutôt les éléments intérieurs, qui en faisait sa richesse : dispersée la chambre réservée autrefois aux visites de l’évêque du diocèse, dispersées les tapisseries des Gobelins, dispersées les archives auparavant inaccessibles et à présent envolées…

Evénement ou péripétie dans la riche histoire de la Terre Privilégiée et de la Maison Bruyères, qui va peut-être perdre son identité l’année même où les Chalabrois s’apprêtent à célébrer le 300e anniversaire de la mort violente de Fluris ?

château de mauléon

Archives, 28 mars 2017