26.04.2012
Eoliennes : Un débat public pour le projet de ZDE sur Corbières et Montjardin
Jacques Laffont (debout) et Daniel Torres, maires de Montjardin et Corbières.
Vendredi 20 avril à 20h, le théâtre municipal accueillait une assemblée invitée par les élus de Corbières et Montjardin, à débattre sur le projet de zone de développement éolien (ZDE), envisagé sur ces deux communes du Kercorb.
Il faut rappeler qu’une démarche de création de ZDE avait été engagée à l’été 2009 par les communes de Corbières et Sonnac-sur-l’Hers, lesquelles avaient été rejointes par la commune de Montjardin, à la fin de cette même année. Après le retrait définitif de Sonnac-sur-l’Hers, intervenu au printemps 2011, deux périmètres sont actuellement en cours de validation. Soit 359 ha (40 % du territoire communal) et une puissance maximale de 31 MW pour Corbières, 61,5 ha (4,4 % du territoire communal) et une puissance maximale de 29 MW pour Montjardin.
Les opposants au projet, venus nombreux, ont justifié et argumenté leur position.
Jacques Laffont maire de Montjardin souhaitait la bienvenue à une assemblée arborant dans sa grande majorité, des signes distinctifs d’opposition au projet. Puis il cédait la parole aux représentantes du bureau d’études en énergies renouvelables et environnement « Abies », basé à Villefranche-de-Lauragais (photo ci-dessous). Ces dernières présentaient l’analyse des potentialités du territoire et les enjeux locaux, les recettes fiscales, ainsi que la synthèse des observations recueillies lors des permanences tenues dans les communes.

Un débat très animé s’engageait ensuite, laissant apparaître une claire ligne de désaccord entre assistance et tribune. Les échanges allaient rester courtois, alimentés par des intervenants locaux ou venus de l’Ariège voisine, du pays de Mirepoix notamment. Principaux éléments de discorde, la taille démesurée des éoliennes par rapport à l’échelle du territoire, la mise en péril des grands espaces naturels et des éléments patrimoniaux, les impacts négatifs sur l’activité touristique. Etait également pointé du doigt, le manque d’information et de transparence concernant deux périmètres par ailleurs très distincts, avec le risque d’un dommageable mitage du territoire.
La réunion prenait fin à 22h, Jacques Laffont remerciant l’ensemble des intervenants, invités à de prochains rendez-vous. Dans la perspective de nouvelles étapes, telles la validation en mai prochain des périmètres de ZDE et des objectifs de puissance par les communes, le dépôt du dossier auprès des services de l’Etat en juin prochain. Dans la mesure où un arrêté préfectoral viendrait valider tout ou partie du ou des périmètres proposés (début 2013), l’installation des premières éoliennes sur le territoire devrait intervenir dans la période 2015-2016.
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02.04.2012
Mise au point et remise à niveau
« Errare humanum est, perseverare diabolicum ! » Se tromper est humain, persévérer dans l’erreur est diabolique ! Ce que nous ne ferons pas. A l’heure où les internautes s’engouffrent sans trop de visibilité sur les autoroutes de l’information, un faux contact entre deux lignes mal connectées à embrouillé l’info pour faire naître une révélation qui n’en était pas une.
Au final, deux lignes emmêlées, juste ce qu’il faut pour perturber un poisson en mal d’hameçon. Car contrairement à la nouvelle glissée hier, les sommets enneigés de nos petites Pyrénées, vont continuer à se refléter longtemps encore dans les eaux d’un lac de Montbel qui ne devrait pas disparaître du décor tout de suite. Ce qui par ricochet, libère de toute angoisse les riverains du lac de Chalabre, exception faite des résidents de la brigade de gendarmerie, qui de toute façon devront tôt ou tard préparer leur paquetage, une nouvelle caserne étant en effet à l’état de projet (article à suivre).
Quant aux pêcheurs, dont on peut facilement imaginer la déception, il reste à espérer que les quantités de neige tombées cet hiver seront suffisantes afin d’assurer des réserves propres à satisfaire tout le monde.
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01.04.2012
La mise à sec du lac de Montbel est entrée dans sa phase terminale
Cette vaste superficie immergée depuis 28 ans, va renaître complètement à l’air libre.
Dans quelques jours maintenant, les 550 ha du plan d'eau de Montbel seront rendus à l’air libre, après 28 années d’activité au service de l'irrigation du Lauragais et de la plaine ariégeoise. Créée en 1984, cette retenue implantée sur la rivière Trière, était alimentée par les eaux de l'Hers-Vif, depuis une dérivation située juste à l'aval du Peyrat-sur-l’Hers. Ce que l’on sait moins, c’est que celle-ci pouvait prélever sur l'Hers, jusqu’à 10 m³/s, tandis que le débit laissé à la rivière en aval de la prise d'eau, n’était plus que de 1,2 m³/s. Or ces chiffres faisaient débat depuis très longtemps, et ils auront amené les décideurs à prendre finalement la responsabilité de mettre un terme aux fonctions d’un bassin artificiel, pourtant riche d’une capacité de 60 millions de m³.
Cette solution a été accueillie avec beaucoup de satisfaction par les nombreuses sociétés en charge de la gestion du patrimoine piscicole des basses plaines de l’Hers-Vif. En effet, si l’on ajoute à la pénurie d’eau dans la rivière Hers, la prolifération des populations de cormorans, grands consommateurs de poissons, on peut facilement imaginer combien l’indice d’inquiétude avait pu grimper au fil des décennies, parmi les nombreux « pescofis » qu’hébergent les secteurs du Kercorb et du Plantaurel. Et donc un dénouement qui en dit long sur la puissance du lobby des pêcheurs, qui n'a rien à envier à celui des chasseurs.
Une scène à laquelle on ne devrait plus assister avant longtemps.
Ce choix courageux n’en reste pas moins lourd de conséquences, puisque, et il convient de ne pas l’oublier, le lac de Montbel était également un lieu privilégié pour le ravitaillement des trackers et canadairs, utilisés afin de circonscrire les incendies de l’été. Consultées par l’institution interdépartementale responsable du site, les trois communes riveraines du lac, en accord avec les casernes de sapeurs-pompiers locales, ont unanimement proposé un nouveau site permettant aux avions d’écoper, en l’occurrence, le lac de Chalabre. Certes, quelques aménagements seront nécessaires et ont déjà été chiffrés, comme l'effacement des locaux de la gendarmerie du chef-lieu de canton (cf. compte-rendu conseil municipal du 1er mars 2012), opération qui facilitera une approche en toute sécurité pour les canadairs et leurs pilotes. Quant au canal de dérivation qui traverse la montagne sur 800 mètres, depuis le Plantaurel jusqu’à l’orée de l’Ariège, il pourrait être réhabilité à des fins touristiques, à l’image de la rivière La Bouiche.
Seule incertitude, quel sera le sort réservé à la ferme aquacole qui élève ses truites dans des filets de 500 mètres cubes ? Nul doute qu’une solution sera trouvée afin d’assurer la survie d’un élevage qui figure parmi les premiers producteurs de truites bio en Europe. Le site du lac de Montbel aura donc bientôt vécu, mais sommes-nous sûrs que l’impact sur le climat a été véritablement évalué ? Bien étrange destinée en réalité, pour un ouvrage qui avait coûté la bagatelle de 3,4 millions d'euros (22 millions de francs).
Le lac de Montbel est arrivé au crépuscule de son existence.
06:55 Publié dans Echos, Ecologie | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lac de montbel, canadairs, trackers, 1er avril
07.02.2012
Energie éolienne ou énergie hydraulique, le débat est ouvert
Jadis, cette noria alimentait la tuilerie de Pierre Arnou, le tuilier potier de la Soucaille (sur la photo, archives Mars 2004, Emile Marty).
Le 23 janvier dernier se tenait une réunion d’information relative à l’énergie éolienne, motivée par les projets visant à l’installation de parcs éoliens sur les terres du Chalabrais et de son canton (voir édition de l’Indépendant du dimanche 29 janvier, article mis en ligne sur le blog le 30 janvier).
Louis Calvet, ancien élu et artisan chauffagiste à la retraite souhaite revenir sur un élément du débat qui, selon lui, n’a été que trop vaguement évoqué, les économies d’énergie : « Il faut se rappeler du premier choc pétrolier, des actions engagées dans le cadre des économies d’énergie par les professionnels en chauffage et climatisation, avec la participation d’experts en génie climatique qui se traduisirent par des économies non négligeables de TEP (tonnes équivalent pétrole). Concernant notre Kercorb, et lorsque l’on parle économies d’énergie, il faut rappeler que le pays chalabrais dispose d’importantes ressources hydrauliques. Il existait sur ce secteur, sept usines (textile, chapellerie, filature, minoterie, usine électrique,…), qui ne fonctionnaient pas autrement qu’avec la force motrice de l’eau des turbines. De multiples courroies faisaient fonctionner les machines et produisaient l’électricité à la demande » …
Bien que laissées à l’abandon, selon Louis Calvet « les structures existent encore. Il suffirait de remettre ces installations en état pour produire de l’énergie non polluante, d’un coût de revient estimable, issue d’un filon bien local. Ce chantier nécessite bien entendu une volonté politique, et je tiens à préciser que le coût de la remise en forme de ces installations, d’utilité publique, ne serait point supérieur à l’implantation de ces gigantesques moulins à vent. Même en période d’étiage, le rendement resterait toujours avantageux ». Une voie à creuser.
07:00 Publié dans Ecologie, Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : louis calvet, éolien, hydraulique
30.01.2012
La solution éolienne fait toujours débat
Lundi 23 janvier à 18h 30, le théâtre municipal de Chalabre accueillait une réunion publique organisée à la demande du collectif le « Cri du vent » et de certains élus du canton. L’objectif de ce débat contradictoire piloté par Jean-Jacques Aulombard, conseiller général du canton, étant de permettre l’expression de tous les avis sur le thème de la solution éolienne. Un sujet qui passionne et divise, comme constaté lors de la manifestation du 13 septembre 2009 et de la réunion publique du 20 novembre de la même année, à Sonnac-sur-l’Hers.
Une vue de la tribune.
En présence de nombreux maires du Chalabrais, du Val d’Ambronne et de l’Ariège, Jean-Jacques Aulombard médiateur de la soirée siégeait à la tribune, avec à sa droite les intervenants pro-éolien, et à sa gauche, les opposants à l’extension de cette énergie. Jean-Louis Patisson président du « Cri du Vent » présentait le schéma régional éolien, avant de s’étonner qu’aucun élu ou syndicat (agriculture, viticulture, tourisme) n’ait été consulté sur ce thème par la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Il proposait au final de refuser un schéma infondé, appelant à « ne pas succomber aux sirènes des businessmen de l’éolien ». Un avis tour à tour partagé par Didier Jocteur-Montrozier, président d’une association pour la défense des paysages, et Jean Baudoeuf, maire de Pomy et éleveur ovin à la retraite, adepte d’une réduction de la consommation.
MM. Cabanillas et Werner.
Il revenait à Franck Turlan, coordinateur de l’association Pole Energie 11 et mandataire du Syaden (Syndicat audois d’énergie), d’assurer la transition, et de préciser que le pays chalabrais se trouve dans une zone modérément ventée. Prenaient ensuite la parole Paul Cabanillas, salarié de la Société Raz Energie qui détaillera les atouts de l’éolien, et Mlle Nagy et Fabien Werner de la Compagnie du Vent. Ce dernier présentant le Chalabrais comme une zone particulièrement favorable.
Après 90 minutes de cours semi-magistral, l’assistance pouvait enfin intervenir, mais le débat verra chaque partie camper sur sa position. Certains regrettant l’absence des élus ayant accepté l’implantation de champs éoliens sur leur commune Avec le mot de la fin (provisoire), pour cet intervenant ariégeois : « Les moulins à vent existaient bien avant le XVe siècle, et si l’éolienne était utile et efficace, Léonard de Vinci l’aurait inventée ». Le débat prenait fin à 21h 30, sur un nouveau statu quo.
Le théâtre avait réuni une nombreuse assistance.
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02.10.2011
« Nettoyons la nature ! »
Les enfants ont multiplié les gestes de citoyenneté.
Les élèves de la classe de CE1-CE2 de l’école Louis Pergaud, accompagnés de leur maîtresse Mme Isabelle Boulbet et de quelques parents, ont participé à une opération, très réussie, de nettoyage autour de l’école et du lac, dans le cadre des Journées de l’Environnement.
Par ce vendredi 23 septembre ensoleillé, les élèves équipés de gants et de dossards, ont rempli trois gros sacs poubelle de déchets, surtout des mégots, et des emballages abandonnés dans la nature. Ce travail sur les déchets et l’éducation à l’environnement s’est poursuivi avec la visite de la déchetterie de Chalabre et du tri sélectif, programmé en ce dernier jeudi de septembre. « C’était une journée bien agréable ! », ont conclu les enfants.
07:00 Publié dans Ecologie, Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : école louis pergaud
09.08.2011
Conférence-débat : Un avenir sans pétrole ?
Comprendre le pic pétrolier, et ses impacts sur l’organisation des territoires pour mieux préparer la transition. Benoît Thévard, ingénieur en génie énergétique sera présent aujourd'hui mardi 9 août à 20h au théâtre municipal, pour expliquer ce qu’est le pétrole, afin de comprendre les problématiques techniques liées à l’exploitation de cette énergie et de juger de la réalité des ressources disponibles. Quels seraient les impacts de l’épuisement des stocks pétroliers ou d’une forte hausse des prix sur l’équilibre et l’organisation de nos villes et de nos régions ?
Benoît Thévard abordera également les différentes alternatives technologiques et leur capacité à répondre aux besoins futurs. La deuxième partie de l’intervention permettra de ramener le sujet de l’énergie à l’échelle de l’individu, afin de cerner notre degré de dépendance au quotidien. En mettant en perspective l’organisation de notre société au XXe siècle, il abordera des pistes de réflexion pour l’avenir en prenant l’exemple du « Mouvement des villes en transition », et des outils tels que les « Portraits de résilience des collectivités ».
La soirée se terminera par une séance de discussion-débat. La démarche est libre, l’approche est scientifique et technique. Elles s’inscrivent dans une logique d’information et de vulgarisation. Renseignements auprès de Kotie au 09 81 26 56 29.
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