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03.06.2010

Le souvenir d’Auguste Cathala a été célébré

Famille Cathala.jpgAuguste (debout à gauche) était l'aîné des dix enfants de Marius et Marie Cathala.

La mémoire d'Auguste Cathala assassiné par l'occupant nazi le 23 mai 1944 à la ferme du Roudié a été honorée en ce dimanche anniversaire, au pied de la stèle érigée par les anciens FTPF. La cérémonie rassemblait autour de la grande famille d'Auguste Cathala, élus, Montjardinois, Chalabrois, représentants de la Fnaca et les porte-drapeaux de la coordination des anciens combattants. A leurs côtés, Jacques Laffont maire de Montjardin, Roger Rosich conseiller général, Casildo Sanchez président de l'Amicale des Guerrilleros espagnols, Jean Alcantara frère de Joseph Alcantara (Paul) et M. Fernandez, membre du maquis Faïta-Jean Robert, guerrillero présent à la ferme du Roudié lors de cette tragique journée.

J. Laffont Montjardin.jpgJacques Laffont a évoqué la tragique journée du 23 mai 1944.

En ce jour du mois de mai 1944, les maquisards constamment traqués par la milice et les allemands échapperont de justesse à l'ennemi, grâce au sacrifice d'Auguste Cathala. Les renseignements fournis par les miliciens locaux avaient guidé une division allemande vers la ferme des Vinsous où réside la famille de Marius Cathala. Après s'être livrée à de multiples exactions dans la ferme, la troupe en armes exige d'être conduite à la ferme du Roudié où elle espère surprendre les partisans. Auguste, l'aîné des dix enfants va ouvrir la marche, empruntant un chemin détourné et à découvert, avant de manifester bruyamment sa présence. Les maquisards réussissent à s'évanouir dans la nature mais la destinée d'Auguste est scellée. Il va payer de sa vie l'échec d'une opération mise sur pied avec l'aide d'un milicien chalabrois, faisant partie de la colonne sous le couvert d'un uniforme allemand. Le corps supplicié d'Auguste Cathala sera retrouvé dans les décombres de la ferme incendiée.  

Après l'évocation de ce tragique événement, Jacques Laffont et les sœurs d'Auguste Cathala procédaient à un dépôt de gerbe, puis l'ensemble vocal « Eissalabra » interprétait le chant des Partisans. Auparavant, Edouard Garcia devait dire un poème de Victor Hugo, hommage rendu à un enfant de Montjardin qui avait pris le parti de résister.  

30.05.2010

Vibrant hommage rendu autour du monument du camp de Rivel

Dépôt Gerbe.jpgLa stèle de l'ancien camp a été fleurie.

La cérémonie annuelle organisée sur le site de l'ancien camp d'internement de Rivel par l'Arac de l' Aude (association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre)  et l'Ardiep (association résistants déportés internés emprisonnés politiques en France et en Afrique du nord 1940-1944) a permis d'honorer la mémoire des «indésirables» ayant transité en ce lieu de triste mémoire.

Avec le soutien de Jean-Pierre Salvat maire de Rivel, Andrée Zdrojower et Serge Pagès ont adressé un message de bienvenue et salué la présence toujours fidèle des familles et amis, aux côtés desquels s'étaient joints Roger Rosich conseiller général du canton, les élèves de 3e du collège Antoine-Pons accompagnés de Marie-Thérèse Roque leur principal et de leurs professeurs, des élus, des représentants de l'Anacr, Fndirp, Ufac-Udac de l' Aude, de Gaston Delpech pour la section de l'Arac de Limoux, de la fédération Cgt de l'Aude, de Marie-Ange Larruy pour le Pcf, d'associations des départements voisins et de treize porte-drapeaux. 

 Rivel 17mai 2010.jpgAuparavant, un colloque (photo ci-contre) avait permis à des collégiens très attentifs de prendre connaissance des récits délivrés par Simon Salzman, Francis Dufour, Lucien Villa et son épouse, anciens internés et résistants, témoins de ce que fut la Résistance dans l'Aude. Les élèves ont ensuite interprété poèmes et chants, au pied de la stèle érigée en 1996 puis au monument aux Morts de Rivel.Lecture Textes bis.jpg

Un diplôme d'honneur leur a été remis en reconnaissance du remarquable travail réalisé, Marie-Thérèse Roque et les professeurs étaient également remerciés pour leur implication dans ce nécessaire exercice de transmission de la mémoire.

Chant des Marais bis.jpgLes collégiens ont interprété le Chant des Marais au monument aux Morts de Rivel.

Un repas convivial au restaurant du Moulin de l'Evêque a clôturé la journée, avec l'aimable participation de la chorale Eissalabra qui a régalé l'assistance de chants extraits de leur riche répertoire. Les nombreux intervenants ont terminé cette belle matinée pleine d'émotion, animés par la volonté d'être vigilants, et de rester en éveil, afin que les générations futures n'aient pas à connaître les souffrances et atrocités vécues dans l'enfer des camps. 

14.05.2010

Un 8 mai dans la ferveur et le recueillement

8 Mai 2010.JPGChristian Guilhamat a effectué le traditionnel dépôt de gerbe.

Le 65e anniversaire de la victoire des alliés sur l'Allemagne nazie a été marqué par une cérémonie solennelle à laquelle se sont associés les élus de la municipalité, le conseiller général Roger Rosich, les associations d'anciens combattants, la gendarmerie avec le chef Christian Fauré, les sapeurs-pompiers de la caserne Jean Cabanier et les citoyens chalabrois.8 Mai 2010 Batucada.JPG  

 Drapeaux en tête, le cortège s'est élancé depuis la mairie, précédé par les musiciens de l'harmonie de Mirepoix. Après une minute de recueillement et un dépôt de gerbe devant la maison natale du docteur Joseph Raynaud, tué le 7 juillet 1944 à la ferme du Priou avec ses compagnons du maquis gersois de Meilhan, le cortège a rallié le monument aux Morts. Un dépôt de gerbe précédait la lecture du message du secrétaire d'état aux Anciens combattants, donnée par Christian Guilhamat premier magistrat. Les musiciens mirapiciens exécutaient brillamment les sonneries, parachevant le vibrant hommage rendu aux victimes de tous les combats. La cérémonie s'est poursuivie avec un retour vers le centre de la bastide en musique, conclue par une aubade et l'apéritif partagé dans la maison commune. 8 Mai 2010 pompiers.JPG  

09.05.2010

Cérémonie du souvenir à la stèle du Moulin de l’Evêque

Serge Pagès.jpgLa cérémonie sera présidée par Serge Pagès (photo) et Andrée Zdrojower.

Pour le devoir de mémoire et par respect pour les victimes de tous les totalitarismes, une cérémonie se déroulera le lundi 17 mai au pied de la stèle érigée en 1996, près des derniers vestiges du camp d'internement du moulin de l'Evêque à Rivel. Autour du comité de coordination des anciens combattants réunis à l'initiative de l'Ardiep (association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques ) et de l'Arac (association républicaine des anciens combattants), le souvenir des internés du camp sera honoré en présence d'Andrée Zdrojower présidente de l'Ardiep et Serge Pagès, membre du bureau national de l'Arac.

Ce rassemblement annuel est dédié à celles et ceux qui connurent l'enfer des camps d'internement. C'est aux abords de l'ancienne gare de Rivel que furent construits à la hâte les baraquements où furent enfermés de 1939 à 1941, des démocrates antifascistes et anti-nazis, bien avant l'occupation allemande et l'invasion de la zone libre. Qualifiés d'indésirables par le gouvernement de Laval, ces prisonniers furent par la suite déportés vers l'Afrique du Nord ou l' Allemagne.

L'hommage rendu aux victimes de ce camp de la honte se déroulera avec la participation active des élèves du collège Antoine Pons, invités à se joindre à cette commémoration à partir de 9h 30. Un débat s'ouvrira en présence de Lucien Villa, Andrée Tali, Simon Salzman, Isidore Vaissière et Charles Biart, anciens résistants. A 11h,  un dépôt de gerbe sera effectué au pied de la stèle du souvenir,  l'assistance se rendra ensuite au monument aux morts de Rivel.

01.05.2010

Le Capitaine Jean Danjou et la bataille de Camerone

Mémorial Camerone.jpgHier vendredi 30 avril, la ville mexicaine de Camarón de Tejeda dans l'Etat de Veracruz, honorait le 147e anniversaire de la bataille de Camerone, qui opposa légionnaires français et patriotes mexicains en 1863 (photo archive ci-dessus). Une commémoration à laquelle participait le ministre de la Défense Hervé Morin, une première, alors que la Légion étrangère célébrait dans le même temps sa fête annuelle à Aubagne.

Le combat qui eut pour cadre l'hacienda de Camerone est un épisode que nul n'ignore en Kercorb, berceau du capitaine Danjou. L'expédition du Mexique fut décidée par Napoléon III en 1861, pour contrer l'expansion des États-Unis et leur domination sur tout le continent américain. Napoléon III utilisera le prétexte du non-paiement d'une dette contractée par le gouvernement libéral de Benito Juarez, pour envahir le Mexique et tenter d'y établir une monarchie, proposée à l'archiduc Maximilien, frère de l'empereur d'Autriche.

Le 30 avril 1863, un bataillon d'une soixantaine de légionnaires français est envoyé en éclaireur pour ouvrir la voie aux soldats en route vers Puebla. Les légionnaires, sous le commandement du capitaine Jean Danjou, se retrouvent pris au piège face à 3000 Mexicains. Le bilan des opérations est sans appel, malgré leur résistance et leur courage, les soldats du corps expéditionnaire ne seront que cinq à échapper à la mort.CameroneTableau.jpg 

Ce combat ne serait pas resté dans les mémoires si le lieutenant-colonel Francisco Talavera, qui dirigeait les troupes mexicaines, n'avait pas choisi d'épargner les survivants. Quand les légionnaires accepteront de se rendre, c'est à la condition qu'ils puissent conserver leurs armes. Une requête à laquelle le colonel Angel Lucido Cambas répondra par ces mots : "On ne refuse rien à des hommes comme vous ".  (Photo Source : Musée de l'Armée)

Au-delà de ce fait d'armes, la commémoration de « Camerone » est une célébration symbolique, partagée entre anciens adversaires loyaux et respectueux. L'occasion pour les habitants de Camarón de Tejeda de célébrer un épisode de leur histoire, en profitant de la rencontre entre deux cultures.

Pour mémoire, Camarón de Tejeda et Chalabre sont jumelées depuis le 20 septembre 2004. Actuellement, seul le blason offert ce jour-là par Marco Antonio Menes Couttolenc, alors « señor presidente del pueblo de Camarón », témoigne de l'événement (photo ci-dessous). Camerone (Armoiries).jpgDeux flacons de terre issue du mausolée franco-mexicain et de la fosse commune où reposent le Capitaine Danjou et ses légionnaires avaient également été offerts à la ville de Chalabre. Par cette démarche, Marco Antonio Menes Couttolenc transmettait « le salut affectueux de ses compatriotes au peuple français ». Près de six ans plus tard, les liens tissés en cette fin d'été 2004 semblent distendus, et les espoirs placés dans ce jumelage, évaporés. Il reste à espérer que le temps n'efface pas définitivement l'heureuse initiative du Colonel Michel Auzias, artisan de ce rapprochement. Certes, un océan sépare Chalabre de Camarón de Tejeda  et il importe donc de rester raisonnable. Suffisamment pour espérer voir un jour figurer l'information indiquant au promeneur de passage qu'il entre dans le village natal de la figure emblématique de la Légion étrangère, enterrée à Camarón de Tejeda.

29.04.2010

L’hommage aux victimes de la Déportation

DSC_0541.JPGChristian Guilhamat a donné lecture d'un message à l'adresse des jeunes générations.

La cérémonie à la mémoire des victimes de la Déportation a été célébrée dimanche 25 avril au monument aux Morts où élus et anciens combattants se sont retrouvés derrière les porte-drapeaux Louis Arcizet, François Grauby et Lazare Hernandez. Cette commémoration dédiée aux milliers de victimes de la barbarie nazie aura permis de raviver la flamme du souvenir.chg.JPG

Les anciens du comité de la Fnaca autour de leur président Gérard Couteau ont observé une minute de silence, aux côtés de Christian Guilhamat, Yves Bachère et Evelyne Garros, représentants la municipalité. La faible participation à ce rendez-vous de la mémoire et notamment l'absence de représentants des jeunes générations n'a pas manqué d'interpeller. Un discret mais respectueux hommage a toutefois été rendu, 65 ans après la libération des camps de la mort.    

07.04.2010

Du Blau au Chalabreil

Commémoration du 19 mars 1962.

La commémoration du cessez-le-feu marquant la fin de la guerre en Algérie s'est déroulée le vendredi 19 mars au pied du monument aux Morts où étaient réunis les Anciens d'Algérie et d'Afrique du Nord, membres du comité chalabrois de la Fnaca présidé par Gérard Couteau. A leurs côtés, les autorités civiles et les représentants des amicales des anciens combattants, précédés par les porte-drapeaux. La cérémonie du 48° anniversaire de la fin des combats a été rehaussée par les prestations des écoliers de Louis Pergaud et des choeurs de l'ensemble vocal Eissalabra. Après le dépôt de gerbe, la lecture de l'Ordre du jour du général Ailleret et du Manifeste national de la Fnaca, l'assistance rendait hommage aux soldats du contingent tombés en Algérie. Le cortège a ensuite rejoint la mairie pour le traditionnel vin d'honneur, en clôture d'une journée fortement marquée par le souvenir des camarades disparus au cours de dix années de combat en Algérie, au Maroc et en Tunisie. 

Un nouveau service à la bibliothèque.

 La bibliothèque municipale est une des dix bibliothèques du département choisies par la Bibliothèque départementale de l'Aude pour offrir des contenus multimédia en ligne. Ce projet pilote initié par le conseil général (coût environ 8000€), donnera la possibilité de bénéficier d'un accès privilégié à un service de vidéos à la demande de la chaîne télévisuelle ARTE, à l'extranet de la Cité de la Musique et à une sélection de titres de presse. Ces services sont disponibles au n° 4 de la rue des Bains-douches, pour plus de renseignements, contacter Noëlle Danjou au 04 68 69 49 06.

Bourse aux vêtements.

L'association « Bon'action » organise une bourse aux vêtements le samedi 10 avril de 9h à 18h. Les stands seront installés sur les cours Colbert et d'Aguesseau, dans le prolongement du marché hebdomadaire. Le prix de l'emplacement a été fixé à 3€ pour 5 mètres, 1€ le mètre supplémentaire. Réservations au 06 07 56 55 93 ou 04 68 69 27 38 (HR). 

21.12.2009

Ils ont fait Fluris !

Fluris 2009 .jpgUne tradition vieille de 312 ans a été perpétuée. 

Le charivari annuel organisé à la mémoire du Sieur Jacques Fleury, collecteur d'impôt fauché par la camarde le 13 décembre 1697 dans la nuit chalabroise, s'est déroulé comme prévu en ce froid dimanche de Ste Luce. Le tout dans une ambiance très bonne enfant, il faut dire que la moyenne d'âge des tireurs de traîneaux n'était guère élevée, les adultes préférant se tenir à distance, comme s'ils avaient voulu déléguer à leurs cadets l'entière gestion de l'événement.

A 18h précises et autour d'une halle enveloppée dans la pénombre, là-même où notre collecteur à la chambre à sel devait tristement pratiquer le coupable forfait qui lui coûterait la vie, les petits « arrossegaïres » ont entamé un tour d'honneur endiablé. Au premier « Vei fan les ans que tueron Fluris ! », les traîneaux ont commencé à virevolter sur un pavé aussi étincelant que la nuit était ténébreuse. Un trio de meneurs composé de Clément, Thomas et Pierre allait très vite passer aux commandes, emmenant vers les cours Colbert, Sully et d'Aguesseau leurs compagnons de charivari. Arrivés à hauteur de l'ancienne épicerie La Ruche, que les plus de soixante-dix ans ont bien connu, la jeune troupe recevait un renfort de choix en la personne de Maurice. Comme aux plus beaux jours de ses jeunes années, ce dernier haranguait le cortège, faisant monter un nouveau et tonitruant « Vei fan les ans que tueron Fluris ! ».

Fluris Blog II.jpg« Arrossegaïre » un jour, « Arrossegaïre » toujours.

La bruyante commémoration allait continuer de plus belle, jusqu'à ce que la fatigue n'ait raison des petits organismes. L'heure était venue de rejoindre la table familiale où une bonne soupe, salée mais sans plus, allait ranimer des organismes mis à rude épreuve par une tradition qui semble avoir quelques beaux jours devant elle. 

16.11.2009

« Ils allaient, ils chantaient, l’âme sans épouvante… »

Poilus.JPGAoût 1914, les jeunes Chalabrois sur le quai de la gare, s'apprêtent à rejoindre le front.

Le texte qui suit avait été écrit en 1998 par Marie-Louise Saddier, à l'occasion du 80e anniversaire de l'Armistice de 1918 (publié dans L'Indépendant du dimanche 15 novembre 1998).

Il y a 84 ans, c'étaient les mêmes jeunes soldats pleins de bravoure et d'honneur que ceux de l'An II de la République, magnifiés par Victor Hugo. Ils étaient partis dans l'enthousiasme défendre la patrie en danger et c'est dans la boue avec le cœur meurtri qu'ils sont tombés, « suite à des blessures causées par des éclats d'obus », comme il est écrit dans les registres d'état civil de 1915, 1916, 1917, 1918. Et c'était dans la Meuse, en Argonne, sur la Marne, dans la Somme ou dans l'Aisne, aux confins de la Belgique ou à Monastir en Grèce.

A Chalabre, au monument aux Morts, devant la statue représentant la France meurtrie, mais campée fièrement dans sa dignité et devant la stèle aux 38 noms de jeunes Chalabrois dont les patronymes évoquent nos familles, la minute de recueillement pendant la sonnerie aux morts fut intense d'émotion. Le discours du ministre d'état lu par M. le maire de Chalabre ressuscita tous les souvenirs dans le cœur des plus anciens, les plus jeunes écoutaient avec le sens du solennel. Les gerbes que portaient Sylvain, Xavier, Jérôme, Frédéric et Sébastien, les hymnes interprétés avec toujours la même recherche de justesse et de sobriété par l'ensemble Batucada, la fin de la cérémonie se déroula au cimetière devant la stèle érigée en mémoire de tous les soldats tués au champ d'honneur.

Précédant le dépôt de la gerbe des anciens combattants, les plus petits de l'école primaire accompagnés de leur instituteur et de quelques parents, vivant peut-être eux-mêmes ce que devaient avoir vécu les parents des jeunes disparus de 1914 à 1918, ont déposé une rose sur les tombes du carré des soldats morts pour la France. Ainsi Antoine Sérié, qui le 4 septembre 1916 est mort à 28 ans à Cerisy-Gailly dans la Somme, ainsi Antoine Villeneuve, ainsi Paulin Barrière, mort à 37 ans sur la Marne à Prouilly, ainsi François Tourtrol, mort trois mois après la déclaration de guerre en Belgique, à 20 ans, ainsi Sylvain Siran, ainsi Paul et Jean Aragou (dont les registres n'indiquent aucune trace). Ainsi Paul Lafitte, qui à 21 ans est mort en mai 1915 à la bataille de Carency, ainsi Albin Faure, mort le 18 septembre 1918 dans le secteur des Eparges dans la Meuse, « tué à l'ennemi », ainsi Raymond Rigaud. Ainsi tous ceux là dont les corps ont été regroupés dans le carré militaire ont reçu en ce 11 novembre 1998, l'hommage de Gaël, Anaïs, Christophe, Laura, Alexi, Christelle, Dorian, Julie, Vincent et Jennifer, Nicolas et Aurélie, Michel, Audrey, Claude, Hugo. Avec une rose, ils ont su dire merci. Tous ceux qui accompagnaient cette cérémonie ont dû ressentir en eux-mêmes la grandeur d'une telle rencontre, hors du temps. « Ils allaient, ils chantaient, l'âme sans épouvante, et les pieds sans souliers ! » (Victor Hugo, Les Châtiments).                  

                                    Marie-Louise Saddier (2006)

     

 

15.11.2009

L’Armistice de 1918 a été commémoré

11 Nov 2009.JPGLe monument du souvenir a été fleuri.   

Le souvenir de la Grande Guerre et la signature de l'Armistice à Rethondes ont été célébrés mercredi à l'occasion d'une cérémonie qui a rassemblé les anciens combattants de Rhin et Danube et de la Fnaca, Christian Guilhamat et son conseil municipal, Roger Rosich conseiller général, les présidents d'associations, une délégation de sapeurs-pompiers et l'adjudant Michel Canilhac pour la brigade de gendarmerie. Le cortège ouvert par les porte-drapeaux Louis Arcizet, François Grauby et Lazare Hernandez a fait une halte devant la maison natale du docteur Joseph Raynaud, avant de se diriger vers le monument aux Morts, aux accents du quatuor de la formation Batucada.

Le 91e anniversaire de la fin des hostilités a permis à chacun de saluer la mémoire des 1 400 000 soldats «morts pour la France» et de rendre un hommage tout particulier aux 64 enfants de Chalabre qui ne sont jamais revenus. Tué le 31 décembre 1918 à 30 ans à Benndorf en Pologne, Léopold Bourrel fut le dernier Poilu chalabrois victime d'une guerre particulièrement meurtrière. La transcription de son décès effectuée le 13 novembre 1919 porte cette mention spéciale : «Mort après l'Armistice ». Après le dépôt de gerbe et les sonneries, une visite était rendue au carré militaire où les enfants ont déposé une rose à la mémoire de leurs aînés, victimes d'une guerre qui aurait dû être « la der des der ».11 Nov 2009 bis.jpg

Le cortège a ensuite rallié le cours Sully en musique et après avoir remercié les porte-drapeaux, Christian Guilhamat invitait l'assistance à rejoindre la salle du conseil municipal pour le traditionnel vin d'honneur.  

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