21.12.2009
Ils ont fait Fluris !
Une tradition vieille de 312 ans a été perpétuée.
Le charivari annuel organisé à la mémoire du Sieur Jacques Fleury, collecteur d'impôt fauché par la camarde le 13 décembre 1697 dans la nuit chalabroise, s'est déroulé comme prévu en ce froid dimanche de Ste Luce. Le tout dans une ambiance très bonne enfant, il faut dire que la moyenne d'âge des tireurs de traîneaux n'était guère élevée, les adultes préférant se tenir à distance, comme s'ils avaient voulu déléguer à leurs cadets l'entière gestion de l'événement.
A 18h précises et autour d'une halle enveloppée dans la pénombre, là-même où notre collecteur à la chambre à sel devait tristement pratiquer le coupable forfait qui lui coûterait la vie, les petits « arrossegaïres » ont entamé un tour d'honneur endiablé. Au premier « Vei fan les ans que tueron Fluris ! », les traîneaux ont commencé à virevolter sur un pavé aussi étincelant que la nuit était ténébreuse. Un trio de meneurs composé de Clément, Thomas et Pierre allait très vite passer aux commandes, emmenant vers les cours Colbert, Sully et d'Aguesseau leurs compagnons de charivari. Arrivés à hauteur de l'ancienne épicerie La Ruche, que les plus de soixante-dix ans ont bien connu, la jeune troupe recevait un renfort de choix en la personne de Maurice. Comme aux plus beaux jours de ses jeunes années, ce dernier haranguait le cortège, faisant monter un nouveau et tonitruant « Vei fan les ans que tueron Fluris ! ».
« Arrossegaïre » un jour, « Arrossegaïre » toujours.
La bruyante commémoration allait continuer de plus belle, jusqu'à ce que la fatigue n'ait raison des petits organismes. L'heure était venue de rejoindre la table familiale où une bonne soupe, salée mais sans plus, allait ranimer des organismes mis à rude épreuve par une tradition qui semble avoir quelques beaux jours devant elle.
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16.11.2009
« Ils allaient, ils chantaient, l’âme sans épouvante… »
Août 1914, les jeunes Chalabrois sur le quai de la gare, s'apprêtent à rejoindre le front.
Le texte qui suit avait été écrit en 1998 par Marie-Louise Saddier, à l'occasion du 80e anniversaire de l'Armistice de 1918 (publié dans L'Indépendant du dimanche 15 novembre 1998).
Il y a 84 ans, c'étaient les mêmes jeunes soldats pleins de bravoure et d'honneur que ceux de l'An II de la République, magnifiés par Victor Hugo. Ils étaient partis dans l'enthousiasme défendre la patrie en danger et c'est dans la boue avec le cœur meurtri qu'ils sont tombés, « suite à des blessures causées par des éclats d'obus », comme il est écrit dans les registres d'état civil de 1915, 1916, 1917, 1918. Et c'était dans la Meuse, en Argonne, sur la Marne, dans la Somme ou dans l'Aisne, aux confins de la Belgique ou à Monastir en Grèce.
A Chalabre, au monument aux Morts, devant la statue représentant la France meurtrie, mais campée fièrement dans sa dignité et devant la stèle aux 38 noms de jeunes Chalabrois dont les patronymes évoquent nos familles, la minute de recueillement pendant la sonnerie aux morts fut intense d'émotion. Le discours du ministre d'état lu par M. le maire de Chalabre ressuscita tous les souvenirs dans le cœur des plus anciens, les plus jeunes écoutaient avec le sens du solennel. Les gerbes que portaient Sylvain, Xavier, Jérôme, Frédéric et Sébastien, les hymnes interprétés avec toujours la même recherche de justesse et de sobriété par l'ensemble Batucada, la fin de la cérémonie se déroula au cimetière devant la stèle érigée en mémoire de tous les soldats tués au champ d'honneur.
Précédant le dépôt de la gerbe des anciens combattants, les plus petits de l'école primaire accompagnés de leur instituteur et de quelques parents, vivant peut-être eux-mêmes ce que devaient avoir vécu les parents des jeunes disparus de 1914 à 1918, ont déposé une rose sur les tombes du carré des soldats morts pour la France. Ainsi Antoine Sérié, qui le 4 septembre 1916 est mort à 28 ans à Cerisy-Gailly dans la Somme, ainsi Antoine Villeneuve, ainsi Paulin Barrière, mort à 37 ans sur la Marne à Prouilly, ainsi François Tourtrol, mort trois mois après la déclaration de guerre en Belgique, à 20 ans, ainsi Sylvain Siran, ainsi Paul et Jean Aragou (dont les registres n'indiquent aucune trace). Ainsi Paul Lafitte, qui à 21 ans est mort en mai 1915 à la bataille de Carency, ainsi Albin Faure, mort le 18 septembre 1918 dans le secteur des Eparges dans la Meuse, « tué à l'ennemi », ainsi Raymond Rigaud. Ainsi tous ceux là dont les corps ont été regroupés dans le carré militaire ont reçu en ce 11 novembre 1998, l'hommage de Gaël, Anaïs, Christophe, Laura, Alexi, Christelle, Dorian, Julie, Vincent et Jennifer, Nicolas et Aurélie, Michel, Audrey, Claude, Hugo. Avec une rose, ils ont su dire merci. Tous ceux qui accompagnaient cette cérémonie ont dû ressentir en eux-mêmes la grandeur d'une telle rencontre, hors du temps. « Ils allaient, ils chantaient, l'âme sans épouvante, et les pieds sans souliers ! » (Victor Hugo, Les Châtiments).
Marie-Louise Saddier (†2006)
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15.11.2009
L’Armistice de 1918 a été commémoré
Le monument du souvenir a été fleuri.
Le souvenir de la Grande Guerre et la signature de l'Armistice à Rethondes ont été célébrés mercredi à l'occasion d'une cérémonie qui a rassemblé les anciens combattants de Rhin et Danube et de la Fnaca, Christian Guilhamat et son conseil municipal, Roger Rosich conseiller général, les présidents d'associations, une délégation de sapeurs-pompiers et l'adjudant Michel Canilhac pour la brigade de gendarmerie. Le cortège ouvert par les porte-drapeaux Louis Arcizet, François Grauby et Lazare Hernandez a fait une halte devant la maison natale du docteur Joseph Raynaud, avant de se diriger vers le monument aux Morts, aux accents du quatuor de la formation Batucada.
Le 91e anniversaire de la fin des hostilités a permis à chacun de saluer la mémoire des 1 400 000 soldats «morts pour la France» et de rendre un hommage tout particulier aux 64 enfants de Chalabre qui ne sont jamais revenus. Tué le 31 décembre 1918 à 30 ans à Benndorf en Pologne, Léopold Bourrel fut le dernier Poilu chalabrois victime d'une guerre particulièrement meurtrière. La transcription de son décès effectuée le 13 novembre 1919 porte cette mention spéciale : «Mort après l'Armistice ». Après le dépôt de gerbe et les sonneries, une visite était rendue au carré militaire où les enfants ont déposé une rose à la mémoire de leurs aînés, victimes d'une guerre qui aurait dû être « la der des der ».
Le cortège a ensuite rallié le cours Sully en musique et après avoir remercié les porte-drapeaux, Christian Guilhamat invitait l'assistance à rejoindre la salle du conseil municipal pour le traditionnel vin d'honneur.
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10.11.2009
Un monument pour perpétuer le souvenir
L'ouvrage d'art réalisé en 1923 par le Biterrois Jean Magrou.
Avec la signature de l'Armistice à Rethondes, la Grande Guerre prend fin le lundi 11 novembre 1918. A la veille de la commémoration du 91e anniversaire de la suspension des hostilités, il est un monument qui semble dressé là depuis toujours, tant les conflits meurtriers n'ont cessé de jalonner l'histoire et d'habiter la mémoire collective.
En 1919, les vétérans des armées de terre et de mer de Chalabre lanceront une souscription pour construire un monument à la mémoire de leurs compagnons de combat tombés au champ d'honneur : « Pour remplacer leur tombe absente par un tombeau symbolique, où leurs noms seront inscrits ». Les appels d'offre seront lancés par voie d'affiche et après avoir procédé à l'adjudication en mairie le 29 avril 1923 (cf copie ci-dessous), la réalisation de l'ouvrage d'art sera confiée au sculpteur Jean Magrou, pour une somme de 44.360 francs. Au terme de la même année, le maire Joseph Amiel et son conseil municipal présideront à la cérémonie inaugurale. La statue en marbre de Carrare posée sur un socle de pierre taillée représente une femme drapée à la romaine, s'appuyant sur un faisceau de licteur.
C'est au pied de ce symbole des sacrifices consentis pour la liberté que les Chalabroises et les Chalabrois viendront le mercredi 11 novembre prochain afin d'honorer la mémoire des enfants de Chalabre victimes de la guerre 1914-1918. Le rassemblement devant la mairie est prévu à 11h, le cortège se rendra au monument aux Morts pour le traditionnel dépôt de gerbe et la visite au carré militaire. Christian Guilhamat et le conseil municipal invitent leurs administrés à s'associer nombreux à cette journée du souvenir.
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25.08.2009
Le jeudi 24 août 1944, Victor Baro et la 2e DB entraient dans Paris occupée
Le sergent Victor Baro alias Juan Rico, sous l'uniforme de « La Nueve ».
La célébration du 65e anniversaire de la libération de Paris offre l'occasion d'évoquer le souvenir de notre concitoyen Victor Baro, combattant de la première heure disparu en 1987 et qui prit part aux combats pour la libération de Paris aux côtés de ses compagnons de « La Nueve », élément avancé de la 2e DB commandée par le général Leclerc.
Constituée en Tripolitaine en février 1942, la « Force L » appartenait au Régiment de Marche du Tchad, premier régiment rallié à la France libre, véritable brigade internationale à forte dominante française. Le 8 mars 1943, la campagne d'Afrique est terminée, les forces françaises font route vers l'Algérie et le Maroc. C'est à Sabratha, région de Tripoli, que la « Force L » va devenir la 2e division française libre dans les forces combattantes, puis le 24 août 1943, la 2e division blindée (2e DB), équipée avec du matériel américain.
Le général Leclerc confie alors au jeune lieutenant de réserve Raymond Dronne, le commandement d'une compagnie dans laquelle une forte majorité de volontaires espagnols est recensée. Ces hommes ont combattu dans les rangs de l'armée régulière de la République ou dans les milices populaires face aux militaires factieux du conspirateur Franco. Certains sont en Afrique du Nord arrivés directement depuis l'Espagne, les autres en nombre plus important ayant quitté la France et les camps d'internement après le tragique épisode de la « Retirada » en février 1939. C'est le cas de Victor Baro, natif de Barcelone et détenu dans le camp du Barcarès d'où il « s'échappe » en s'engageant dans les Corps Francs d'Afrique du Nord. Ces éléments façonnés par une guerre fratricide et motivés par leur soif de revanche sur les troupes d'Hitler, qu'ils ont affrontées dans leur pays, vont intégrer une compagnie qui sera baptisée « La Nueve » (la 9). En mai 1944, ces troupes embarquent à Oran sur le navire Franconia, direction la Grande-Bretagne via le Groenland et l'Islande. Débarquées dans le port écossais de Greenhoc, elles réceptionnent leur matériel de guerre en provenance de Casablanca. Leurs véhicules seront baptisés de noms évoquant l'Espagne et sa république étranglée, Teruel, Madrid, Guernica, Guadalajara, Brunete, et les Cosaques, pour le half-track de commandement du lieutenant Dronne. Ils sont Espagnols, ils sont en Angleterre, ils sont équipés d'uniformes américains et ils se battent dans une unité française.
La 9e Compagnie, au premier rang Raymond Dronne (5e à partir de la droite), au 4e rang Victor Baro (1er à partir de la droite).
Quand la radio annonce le débarquement en Normandie, la 2e DB intégrée à la IIIe armée américaine du général Patton s'élance sur les routes de l'Angleterre, direction Southampton. Le 4 août, Juan Rico, nom de guerre du tirailleur lourd Victor Baro et ses compagnons posent le pied sur le sol de France à Saint Martin de Varreville (Utah Beach). Le 12, ils sont à Alençon où Victor Baro et Manuel Lozano mettent hors de combat un blindé chenille allemand armé de mitrailleuses qui remontait la colonne, ce qui leur vaudra la croix de guerre avec citation. Le 21 août, alors qu'il se trouve devant Argentan, le général Leclerc est informé que la Résistance, qui s'est soulevée à Paris le 18 août, livre de violents combats dans toute la ville.
Mais en date du jeudi 24 août, les troupes des colonels Billotte, Dio et Langlade sont toujours bloquées aux portes de Paris. Leclerc qui applique les principes de l'attaque à tout prix depuis que les Français sont entrés en Normandie, lance un ordre au capitaine Dronne : «Dronne, filez sur Paris, entrez dans Paris, passez où vous voudrez, dites aux Parisiens de ne pas perdre courage, que demain matin la division toute entière sera dans Paris».
Le soir même à 20h 41, trois chars et trois sections sur half-track de « La Nueve » entrent dans Paris par la Porte d'Italie. C'est une folle kermesse, une foule immense entoure les voitures et embrasse les équipages. A 22h 20, il fait encore jour lorsque les sections Michel Elias et Miguel Campos de la 9e Cie arrivent sur la place de l'hôtel de ville, accueillies par les FFI du colonel Henri Rol-Tanguy, ancien des Brigades Internationales, blessé sur le front de l'Ebre. Une formidable Marseillaise retentit et les cloches de Paris sonnent à toute volée, accompagnées par le bourdon de Notre-Dame. Juan Rico et l'avant-garde du Régiment de Marche du Tchad sont reçus en héros dans Paris libérée. Plus tard dans la soirée, Raymond Dronne installé dans un lit de camp à même le trottoir entendra monter un chant hérité de l'Espagne des guerres napoléoniennes, le fameux «Paso del Ebro ».
« La Nueve » prolongera les combats en direction de l'Allemagne, pour atteindre Berchtesgaden et le nid d'aigle d'Hitler, le 5 mai 1945. Des 144 hommes de « La Nueve » qui embarquèrent à Southampton, seuls seize purent apprécier une liberté retrouvée.
07:00 Publié dans Commémorations | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : victor baro, la nueve, la 2e db, raymond dronne, général leclerc
30.05.2009
Le sacrifice d’Auguste Cathala n’est pas oublié
La mémoire d'Auguste Cathala assassiné par l'occupant nazi le 23 mai 1944 à la ferme du Roudié a été honorée dimanche 24 mai au pied de la stèle érigée à l'initiative des anciens FTPF. Une cérémonie émouvante qui a rassemblé autour de la grande famille d'Auguste Cathala, élus, Montjardinois, Chalabrois et les porte-drapeaux de la coordination des anciens combattants. A leurs côtés, le maire Jacques Laffont, revenu auprès de ses administrés après de sérieux ennuis de santé, Roger Rosich conseiller général, René Chort président départemental de l'ANACR et Casildo Sanchez président de l'Amicale des guerrilleros espagnols.
Après un dépôt de gerbe effectué par les soeurs d'Auguste Cathala, Jacques Laffont retraçait cette journée et l'interminable calvaire subi par un jeune homme de dix-neuf ans, dont le sacrifice allait permettre aux éléments du maquis « Faïta » d'échapper à la soldatesque nazie pour prolonger encore leur mission de résistance. L'occupant arrivé très tôt et en force à la ferme des Vinsous sait qu'un groupe de résistants a établi son campement dans les environs. Il demande à Marius Cathala le père de famille de le conduire jusqu'à la ferme du Roudié. Auguste proposera alors d'accompagner la troupe. En prenant le chemin le plus long, le fils aîné de la famille Cathala savait que les maquisards seraient en mesure de voir la colonne allemande se diriger vers eux. Comprenant alors qu'il a été dupé, l'occupant nazi accompagné par la milice locale s'acharnera sur Auguste Cathala avec une indescriptible sauvagerie.
Au soir de ce 23 mai, son corps atrocement mutilé sera retrouvé dans les décombres du Roudié incendié. Le 25 mai il est inhumé dans le petit cimetière de Montjardin, à la nuit tombée les maquisards viendront déposer sur sa tombe un bouquet de fleurs ornées d'un ruban tricolore. Soixante-cinq années après, le souvenir du sacrifice d'Auguste Cathala et de ses camarades de lutte ne s'efface pas des mémoires.
(voir complément d'informations sur le site http://sergefournie.unblog.fr)
Auguste Cathala
06:34 Publié dans Commémorations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : auguste cathala, montjardin
21.05.2009
Cérémonie du souvenir au camp d’internement du Moulin de l’Evêque
Le 28 janvier 1941, 253 militants syndicalistes étaient transférés vers le camp de St Sulpice la Pointe (Tarn), après avoir séjourné dans les baraquements du camp de Rivel. Moins connu que Rivesaltes, Gurs, Le Vernet d'Ariège ou le Récébédou, le camp de Rivel fut de 1939 à 1941 un centre de séjour où furent « hébergés » ceux que Pierre Laval ministre de l'Intérieur de Philippe Pétain considérait comme des « indésirables».
Ce transfert s'inscrivait dans la logique d'une politique qui consistait « à purger la France de ces éléments indésirables sans nationalité ». Après février 1939 et les camps du Roussillon, camps du mépris, l'engrenage devait s'accélérer avec un gouvernement de Vichy allant au-devant des désirs de l'occupant, pour faire de ces centres de rétention un lieu de transit vers les camps d'extermination.
Pour le devoir de mémoire et par respect pour les victimes de tous les totalitarismes, une cérémonie se déroulait le samedi 16 mai au pied de la stèle érigée en 1996 près des derniers vestiges du camp. Autour du comité de coordination des anciens combattants réunis à l'initiative de l'ARDIEP et de l'ARAC, le souvenir des internés a été honoré en présence de Jean-Paul Dupré député, Jean-Pierre Salvat maire de Rivel, Roger Rosich conseiller général, René Chort président de l'Anacr de l'Aude, Serge Pagès membre du bureau national de l'Arac, Marie-Ange Larruy pour le parti communiste ainsi qu'une délégation du Tarn.
Serge Pagès a transmis le message de l'ARAC
En l'absence d'Andrée Zdrojower souffrante, il revenait à Gaston Delpech de présider une cérémonie empreinte de simplicité, ponctuée par des interventions rappelant la stratégie subie par les victimes des camps d'internement du Midi de la France. Autant de lieux sur lesquels chacun était invité à remplir sans cesse le nécessaire devoir de vigilance : « Avec la menace du temps qui passe, les mots changent mais la réalité demeure ».

07:45 Publié dans Commémorations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rivel, internement, camp
13.05.2009
Commémoration du 8 mai
Le 64e anniversaire de la capitulation sans condition des derniers dirigeants du IIIe Reich et de la victoire des armées alliées sur les forces hitlériennes a été marqué par une cérémonie solennelle à laquelle se sont associés les élus de la municipalité, le conseiller général Roger Rosich, les associations d'anciens combattants, la gendarmerie avec le maréchal des logis chef Michel Canilhac, les sapeurs-pompiers de la caserne Jean Cabanier et les citoyens chalabrois. Le devoir de mémoire se partage et il doit aussi se transmettre, mais l'absence de ces jeunes écoliers ouvrant la marche en des temps peu lointains, passe de moins en moins inaperçue.

Drapeaux en tête, le cortège s'est élancé depuis la mairie, précédé par le quintette « Batucada ». Après une minute de recueillement et un dépôt de gerbe devant la maison natale du docteur Joseph Raynaud, tué le 7 juillet 1944 avec ses compagnons du maquis gersois de Meilhan, le cortège rejoignait le monument aux morts. Un dépôt de gerbe effectué par Geneviève Carbou et Evelyne Garros adjointes au maire précédait la lecture du message du secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, donnée par Christian Guilhamat. Les solistes mirapiciens exécutaient brillamment les sonneries, parachevant le vibrant hommage rendu aux victimes de tous les combats. La cérémonie se poursuivait avec un retour vers le centre de la bastide pour un tour de ville en musique, conclu par une aubade et l'apéritif partagé dans la maison commune.

08:00 Publié dans Commémorations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 8 mai, batucada
12.05.2009
A la mémoire des "Indésirables"
L'Arac (association républicaine des anciens combattants) et les membres de l'association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques (Ardiep) invitent les citoyens à venir se recueillir avec leurs familles le samedi 16 mai à 11h 15 au pied de la stèle érigée à la mémoire des internés du camp de Rivel. La cérémonie à laquelle prendront part des élèves de l'école de Rivel et du collège Antoine Pons de Chalabre permettra de rendre hommage aux déportés et victimes des camps de la honte.
La cérémonie sera présidée par Andrée Zdrojower (Ardiep) et Serge Pagès (Arac).
08:53 Publié dans Commémorations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : camp, rivel, déportés, ardiep, arac
29.04.2009
Souvenir de la Déportation
Chalabre a commémoré le souvenir des victimes et des héros de la Déportation, dimanche 26 avril, au cours d'une cérémonie très intime, en présence des corps constitués, des représentants de la municipalité et des associations. Les drapeaux déployés sous une pluie battante face au monument aux Morts ont rendu hommage aux martyrs de l'idéologie nazie, avant le dépôt de gerbe effectué au pied de la statue de Jean Magrou, par Christian Guilhamat maire de Chalabre. Ce dernier adressait ensuite un message en direction des jeunes générations, invitées à sauvegarder la mémoire des événements douloureux vécus par leurs aînés. Ainsi prenait fin une cérémonie empreinte de simplicité et d'émotion.
08:05 Publié dans Commémorations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : souvenir














