08.06.2018

A propos de la Maison de santé

Ci-dessous, le lien vers un article du journaliste Bruno Coince, publié hier jeudi 7 juin 2018 dans l'Indépendant et La Dépêche :

https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/07/2812601-f-savy-projet-maison-sante-est-abandonne.html

maison de santé pluridisciplinaire du kercorb

03.06.2018

Rivel : La mémoire des internés du camp de Rivel a été honorée

camp d'internement de rivelA l’image de Michel Tali, les fils et amis des « indésirables » ont perpétué le souvenir.

Jusqu’à l’été 1942, la terminologie « hébergement », scrupuleusement utilisée pour ce qui concernait ses camps d’étrangers, permettait au gouvernement de Vichy de laisser entendre à qui voulait encore y croire, qu’en France, la tradition d’hospitalité n’était pas morte. En réalité, ces nombreux centres de séjour surveillés, comme celui de Rivel, auront fourni dès l’invasion de la zone sud en 1942, la principale population des camps de la mort. Ceux que Pierre Laval ministre de l’Intérieur de Vichy qualifiait d’ « indésirables » auront ainsi connu l’exclusion, avant l’internement puis la déportation, grâce au zèle d’un gouvernement qui sera allé au devant du désir de l’occupant.

Républicains espagnols, réfugiés allemands, militants anarchistes et communistes, syndicalistes, patriotes, résistants et Juifs transiteront par Rivel et les nombreux camps du sud-ouest, victimes d’une politique « qui consiste à purger la France de ces éléments indésirables sans nationalité », selon les termes du ministre Laval.    

Samedi 26 mai, l’Association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques (Ardiep), l’Association républicaine des anciens combattants (Arac), l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance (Anacr), l’Amicale des anciens guerilleros espagnols (Aagef-FFI), se sont retrouvées au pied de la stèle érigée près des derniers vestiges du camp, pour honorer la mémoire des victimes d'internement.

Un émouvant retour vers le passé, également marqué par les interventions de Marie-Ange Larruy pour le parti communiste, Michel Molhérat et Annie Bohic-Cortès, conseillers départementaux. Avant le dépôt de gerbes et les chants, chacun invitait à rester fidèle à la mémoire de toutes les victimes des heures noires vécues en ces lieux, et à lutter contre la dilapidation des acquis du programme du Conseil national de la Résistance.

La cérémonie s'est poursuivie au pied du monument aux Morts de Rivel, où les élus Jean-Pierre Salvat et Isabelle Boulbet, ont uni leurs voix en langue occitane et en langue française, pour délivrer un message de fraternité, conclusion de cette journée du souvenir.

camp d'internement de rivel

camp d'internement de rivel

Marie-Ange Larruy

camp d'internement de rivel

Serge Pages

camp d'internement de rivel

Michel Molhérat

camp d'internement de rivel

Annie Bohic-Cortès

camp d'internement de rivel

Michel Molhérat et Annie Bohic-Cortès

camp d'internement de rivel

camp d'internement de rivel

Jean-Pierre Salvat et Isabelle Boulbet

camp d'internement de rivel

25.05.2018

En souvenir d'Auguste Cathala

auguste cathalaUne cérémonie en hommage à Auguste Cathala, assassiné le 23 mai 1944 à la ferme du Roudié, sera célébrée dimanche 27 mai au pied de la stèle érigée par l’association nationale des FTPF (Francs-tireurs et partisans français).

La colonne allemande responsable de l’attaque sur Chalabre et Montjardin, était emmenée par le capitaine Nordstern, chef de la 5e compagnie du 2e bataillon Landesachützenregiment der Luftwaffe Lisieux. Officier très actif dans les opérations entreprises contre les maquis de Saint-Hilaire, Chalabre, et dans les actions sur les secteurs de Limoux et Couiza, il travaillait en collaboration avec le chef de la Gestapo (Sources Martial Andrieu).

Le destin tragique d’Auguste Cathala, 19 ans, torturé à mort par l’occupant nazi, avec la complicité de miliciens français, sera évoqué lors de la cérémonie célébrée à partir de 11 h, à laquelle l'ensemble vocal Eissalabra sera associée.      

23.05.2018

Maison de Santé : Réunion publique

Après la création d’un comité de soutien en faveur du projet de Maison de santé pluridisciplinaire en Kercorb, les citoyens sont invités à participer à la rencontre programmée mercredi 23 mai à 18 h, salle de la place Charles Amouroux. Un rendez-vous auquel prendront part les maires des villages de l'ancien canton de Chalabre.

21.05.2018

Maison de santé du Kercorb : La nouvelle Arlésienne

Jean-Jacques Aulombard, maire de Chalabre et vice-président de la CCPA, communique :

« Le 15 Mai 2018, les élus du Limouxin et de la Haute-Vallée de l’Aude ont défendu leur bilan en matière d’accès aux soins (voir Indépendant mardi 15 mai), et les citoyens du Kercorb peuvent désormais dormir sur leurs deux oreilles.

Francis Savy, Président de la Communauté de communes des Pyrénées Audoises, met l’accent sur les projets professionnels dans lesquels les gens ont su se fédérer. Mais Monsieur Savy, comment pouvez-vous être satisfait de votre bilan, alors même que le projet de la Maison de santé du Kercorb, labellisé depuis 2012, grâce notamment à la forte mobilisation des professionnels de santé, est toujours au point mort.

Ce projet était un des premiers dossiers de l’Aude : vous portez la responsabilité de son blocage depuis 2014, et il me semble que le Président d’une communauté de communes doit être le Président de tout le territoire. Depuis quatre ans, vous avez tout simplement ignoré la problématique de l’accès aux soins sur notre territoire du Kercorb.

De grâce, Monsieur Le Président, réfrénez donc votre enthousiasme quelque peu déplacé, et un minimum de décence vis-à-vis des citoyens qui ne sont pas dupes de la gestion calamiteuse du dossier de la Maison de santé du Kercorb ».

18.05.2018

La santé pour tous… sauf pour les citoyens du Kercorb

Sous ce titre, le Comité de soutien pour la maison de santé du Kercorb communique :

« Un comité de soutien se constitue aujourd’hui sur le Kercorb, pour la défense de la Maison de santé sur ce territoire. Pour lutter contre la désertification médicale et inciter l’installation de médecins, le gouvernement a fait de la construction de ces maisons de santé une priorité, et les communautés de communes ont désormais la compétence en ce domaine.

La maison de santé a été labellisée en 2012, sur la commune de Chalabre et la Communauté de communes des Pyrénées audoises (CCPA) a repris ce dossier en 2014, lors de son installation. Depuis cette date, le dossier n’a pas avancé d’un pouce. Des excuses diverses et sans fondements sont mises sans cesse en avant pour retarder indéfiniment cette réalisation. Pourtant la municipalité de Chalabre a cédé pour l’euro symbolique, le terrain choisi par les professionnels de santé… elle a pris à son compte les travaux de consolidation sur la maison attenante... bref… toujours rien.

Les professionnels de santé très motivés ont déjà participé à une réunion avec cette collectivité… et toujours rien. En fait on se moque des habitants du Kercorb : La responsabilité de cette collectivité est grande.

On aurait pu penser que la fusion des quatre anciennes communautés de communes allait dégager une économie de gestion aboutissant à une augmentation du budget d’investissement. On s’aperçoit en fait que cette collectivité est endettée, et incapable de répondre à l’attente des citoyens, sauf au passage à augmenter de 34% en quatre ans, les impôts des Pyrénées audoises dans les taxes foncières, d’habitation et d’enlèvement des ordures ménagères.

La construction de la maison de santé d’Espéraza a été pratiquement le seul investissement conséquent depuis quatre ans, et il faut rappeler qu’elle a été financée à hauteur de 70-80% par des subventions de l’Etat-Région-Département, le reste étant financé par les loyers des professionnels de santé… En fait, c’est un investissement qui ne coûte pratiquement rien à la CCPA.

Monsieur Le président, les citoyens du Kercorb, ne sont pas une population de seconde zone, et votre attitude ressemble à du mépris. Les habitants de ce territoire veulent être soignés dignement : la Maison de santé est indispensable pour accueillir de nouveaux professionnels de santé, et vous savez fort bien que les futurs médecins ne s’installeront que dans ces structures : il convient donc de construire en urgence cette maison de santé à Chalabre, actée depuis six ans.

La CCPA commet une faute lourde en laissant pourrir ce dossier depuis 2014. Les citoyens du Kercorb sont aujourd’hui très en colère : Il est de votre devoir de construire cette maison de santé, et c’est un droit pour les citoyens de ce territoire ».

13.05.2018

Maison de Santé du Kercorb : Chronique d’un projet « malmené » !

La lettre ouverte des professionnels de santé du Kercorb.

« Une maison de santé, c’est deux projets en un : un projet professionnel et de santé établi par des professionnels de santé et un projet immobilier porté par une collectivité pour les accueillir.

Le premier, qui répond à un cahier des charges précis, défini par l’Etat et contrôlé par l’Agence Régionale de Santé est le déclencheur. Les objectifs essentiels d’une MSP résident dans la prise en charge des patients et l’exercice coordonné des professionnels. Il doit, au minimum, être porté par deux médecins généralistes et un(e) infirmier(ère) ou un(e) kinésithérapeute. Un avis favorable du Comité Régional de sélection des MSP qui regroupe l’ARS et les cofinanceurs publics conduit à la labellisation du projet.

Le second, porté par la collectivité qui en assure la maîtrise d’ouvrage, est basé sur un programme répondant aux besoins du projet des PS.

2012 : l’association des Professionnels de Soins du Kercorb est créée en janvier, elle dépose le dossier de présentation de la MSPKercorb qui est labellisé lors du comité de sélection d’octobre avec mention par l’ARS de la qualité du dossier. En moins d’une année ce premier volet est prêt ! Le projet intègre deux médecins généralistes, deux cabinets infirmiers, un kinésithérapeute et ponctuellement des spécialistes en consultation avancée ou des paramédicaux.

Depuis 2012, le volet immobilier progresse, stagne et régresse. Porté en 2012 et 2013 par la Communauté de Communes du Chalabrais il est transféré début 2014 à la Communauté de Communes des Pyrénées Audoises. Lors du transfert, des financements sont déjà acquis ou en cours d’instruction (Conseil départemental, Région, Etat, Europe). Une partie d’un financement aurait même été versé à la CCPA. Pour quel usage?

Aujourd’hui aucun signe d’aboutissement en vue, la CCPA ne fait que mettre en avant des problèmes en particulier sur le site retenu et mis à disposition du projet pour 1€ par la municipalité de Chalabre. Pour mémoire le choix du site dans les murs de Chalabre résulte d’une analyse comparative de plusieurs sites, répond à l’analyse de la patientèle des PS, a été validé par la CCC, par l’ARS et l’Architecte des Bâtiments de France [ABF]. La municipalité lève tous les problèmes techniques mis en avant par la CCPA: démolition, mitoyenneté, interfaces avec l’ABF... Mais rien n’y fait.

Selon les derniers échos, la CCPA remet en question le projet des professionnels de santé au prétexte qu’un des médecins part à la retraite prochainement…. Et pour cause, depuis 2012 le temps a passé et continue de passer.

Que dire ? La CCPA n’est pas compétente pour remettre en cause un projet de santé labellisé. Que penser ? Une année pour labelliser un projet de santé et six années sans voir les murs sortir de terre…

Que croire ? Lors de la récente inauguration de la MSP d’Espéraza, projet engagé deux ans après celui de Chalabre, Monsieur Savy président de la CCPA a évoqué « la santé pour tous ». Et pour les habitants du Kercorb ? Qui décide ? Les MSP sont une priorité du gouvernement, de l’ARS, des régions et des conseils départementaux mais pas de la CCPA pour le Kercorb.

Malgré tout ce temps perdu, les membres de l’APSK restent engagés et travaillent à mettre à jour leur projet suite à une réunion avec l’ARS et la caisse primaire d’assurance maladie. Mais cet engagement ne suffit manifestement pas. Le Kercorb « Terre privilégiée » deviendra-t-il un territoire oublié aux confins de l’Aude et de l’Ariège ? ».