23.09.2017

C’était hier : La statue de la Vierge a rejoint l’ermitage du Calvaire

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 23 septembre 2007.

vierge du calvaire de chalabreFace aux Pyrénées, la Vierge accueille le promeneur et veille sur le village, et le nouvel hôpital (photo archives, Septembre 2007).

Le 22 mars dernier, les pensionnaires de l’hôpital local quittaient l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques pour prendre leurs quartiers dans le nouvel établissement des Hauts-de-Bon-Accueil. Ils mettaient ainsi un terme au bail établi le 7 juin 1582, selon la volonté de « Maitre Jéhan Prévost, prestre et recteur du lieu de Lavelanet », lequel voulait permettre « aux pauvres de Dieu d’avoir retraicte pour leur soulaige (ment) en la ville de Schalabre ». Une donation qui allait conférer à une maison et son jardin de la rue Saint-Pierre, le statut reconnu d’hospice, puis d’école, sous la direction des disciples de Sœur Marie-Javouhey, avant de devenir maison de retraite et enfin hôpital local.

Ce lieu chargé d’histoire, et désormais promis à une vente prochaine, a vu récemment partir le dernier vestige qui le reliait à son passé, en l’occurrence une statue de la Vierge érigée dans son jardin en 1872. Avant que les promoteurs n’attribuent une nouvelle vocation à l’endroit et avec l’accord de la municipalité et des Sœurs de la Présentation de Marie, Jean-Jacques Aulombard, directeur de l’hôpital, a souhaité que le monument retrouve une place dans le patrimoine local.

Grâce aux bons soins de MM. Azam, Oliver et Rivals, la représentation de la Vierge a rallié les hauts de la chapelle du Calvaire. Cette opération délicate, a été menée à bien par les services techniques de l’hôpital confrontés à de nombreuses difficultés relatives au démontage, déplacement et remontage d’un vestige fragilisé par le temps. Lequel a pris de la hauteur, pour mieux embrasser la « Prima Kercorbis Civitas » (première cité du Kercorb), et afin que les pensionnaires du nouvel hôpital puissent en levant les yeux, apercevoir la Vierge qu’ils ont toujours connue.  

07.09.2017

C'était hier : La douce vie du quartier Salinas

L’article mis en ligne, avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 7 septembre 2007.

quartier salinas,michel et josiane mesadoLes voisins ont fait la fête dans un quartier où il fait bon vivre (Photo archives, Août 2007).

Voilà bientôt un demi-siècle, le quartier Salinas sortait de terre sur une plaine du Pont-Neuf jusqu’alors fertilisée par la rivière du Chalabreil, et quadrillée par le cordeau de jardiniers aux petits soins pour leur lopin de terre. Chalabre l’industrielle n’échappait pas à la règle et voyait ainsi naître une banlieue habitée aujourd’hui par de paisibles retraités. Une communauté unie que l’on aperçoit quelques fois dans le « bourg », arpentant les cours et sacrifiant aux traditionnels tours de ville, comme tout Chalabrois qui se respecte.

Samedi 25 août pourtant, pas de promenade au programme mais en lieu et place, une sympathique cérémonie destinée à fêter l’arrivée prochaine d’un néo retraité, enfin libéré de ses obligations dans la Ville Rose.

Michel Mesado, employé de la société nationale des chemins de fer depuis 1969, et son épouse Josiane, avaient donc décidé d’inviter leurs futurs voisins pour célébrer l’événement. Autour de la table apéritive et dans une ambiance festive, chacun a bu, mangé, ri, et dansé sur les airs de Radio Montaillou. Des plus petits aux plus grands, tous ont apprécié ce moment de détente sous la demeure des Mauléon, et dans un coin de Chalabre où l’on ne manque décidément aucune occasion de se réunir et où solidarité rime avec jovialité. Le cercle s’agrandi, l’occasion de souhaiter une heureuse et paisible retraite à l’ami Michel Mesado.    

30.08.2017

C'était hier : « Le Sofia Trio », un sacré trio !

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 30 août 2002.

le sofia trio,pierre brun,cercle occitan del quercorb,claude bonnafousSophie Jacques-de-Dixmude, Claude Bonnafous et Pierre Brun jouent avec les notes (photos archives, Août 2002).

La fête occitane célébrée en août place Charles Amouroux à l’invitation « del Cercle Occitan del Quercorb » a offert un moment d’exception à tous les amoureux de la « lenga mairala ». Les Espérazanais du Gesspe avaient superbement lancé les festivités avec un florilège du riche patrimoine artistique chapelier (photo ci-dessous), avant que les solistes du Sofia Trio ne viennent sonner de leurs instruments. Sophie Jacques-de-Dixmude à la boudègue, Pierre Brun à la « camba de feda » et percussions, et Claude Bonnafous à l’accordéon, ont partagé avec leurs nombreux invités l’originalité sonore du pays occitan.

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Il n’en fallait pas davantage pour que les artistes du cru ne se mêlent à la fête, accompagnés par la Sofia, « una bodegaïre de primera » comme dit l’ami Robert, Peire, « un cantaïre que viu pas de cogas de sinsola », et Claude, aussi facile à la clarinette qu’à l’accordéon. Une dernière chanson, un dernier accord, sous de chauds applaudissements, et le Sofia Trio rangeait les instruments, l’heure était venue de se déplacer vers le théâtre afin d'y d’accueillir un certain Padena.

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13.08.2017

C’était hier : Une nouvelle cuvée pédestre pour les « Foulées »

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 12 août 2007.

foulées du kercorbHervé, Guillaume et Christian étaient soutenus par de très fidèles supporters (Photo archives, août 2007).

Les coureurs de fond du pays chalabrais rendaient dernièrement visite à leurs homologues de la JS Lézignan, organisateurs de la XXIIIe Cuvée pédestre en Corbières. Cette épreuve de 10 km qualificative pour le championnat de France sur route qui se disputera le 23 septembre prochain à Leucate a réuni 175 participants placés sous les ordres du starter Antoine Fantin, président de la JSL. Sur un circuit urbain riche en faux plats et à couvrir trois fois, Guillaume Pons se classe en 43e position avec un chrono de 41’ 11’’. A quelques encablures derrière, son complice Hervé Taurin de retour à la compétition et peut-être à court d’entraînement, prend une très honorable 76e place en 44’ 37’’. Intercalé entre les deux fondeurs des Foulées, le président décroche une 58e place en 42’ 48’’, assez loin de l’objectif escompté.

Absents sur les boulevards de la capitale des Corbières, Thierry Noy et son épouse Muriel représentaient les couleurs chalabroises à St-Cyprien sur le 10 km du Challenge de « l’Olibo ». Dans la foulée, Thierry rejoignait la « feria » de Millas pour s’aligner au départ de la fameuse Panoramique. Course de 16,8 km emmenant les concurrents jusqu’à l’ermitage de Força Real, nid d’aigle visible de toute la plaine du Roussillon (507 m). Egalement dans les starting-blocks, et en pleine phase de préparation, François Bueno peaufine en solo sa participation au marathon de Carcassonne, programmé le 14 octobre prochain. Tous ces sportifs se retrouveront sous la même banderole de départ à Cuxac-Cabardès le 12 août, à Salles-d’Aude le 15, à Espezel le 26 et à Céret le 16 septembre.

Hier samedi 12 août 2017, les Foulées du Kercorb emmenées par le président Jean-Pierre Silvestre, sont parties en reconnaissance, sur le parcours de la course qui sera organisée le dimanche 12 novembre prochain, autour de Chalabre.

foulées du kercorb

Photo archives, Mars 2017, Les Foulées du Kercorb au Trail de Quillan.

10.08.2017

C’était hier : Patrick, le dernier rémouleur

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 11 août 2002.

patrick le rémouleurPatrick fait le nécessaire pour que tout taille pour le mieux (photo archives, août 2002).

C’était samedi et pendant qu’une pluie fine s’obstinait à se répandre sur le festival Evo Metal, Patrick n’avait pas à se soucier de mouiller sa pierre pour aiguiser les lames, luisant sous le regard admiratif de Léon, son chien. C’est que Patrick exerce le métier de rémouleur, un de ces métiers oubliés dont on retrouve déjà les traces aux environs des années 1300. Equipé d’un matériel sophistiqué qui a forcément évolué au fil du temps, notre « esmouleur » appartient à une corporation qui détient le privilège de rajeunir le fil des rasoirs, des ciseaux, des couteaux du ménage. A le voir ainsi rendre toute son efficacité aux cisailles, sécateurs et autre hache d’agriculteur, Patrick nous fait toucher du doigt la réalité quotidienne de nos ancêtres. Entre deux lames et une tape amicale sur le museau de Léon, Patrick explique comment ses prédécesseurs étaient tenus de posséder un passeport pour se déplacer sur le territoire français, conséquence d’une loi votée en 1807. Son métier vivra jusqu’au milieu du XXe siècle, mais par la suite, la qualité des aciers et leur traitement rendront l’affûtage de plus en plus rare, ce qui fait peut-être de Patrick le dernier rémouleur. Lorsqu’il ne rend pas une visite amicale à ses potes de l’association Evo Metal (photo ci-dessous), Patrick pose sa meule de grès tous les lundis sous les couverts de Mirepoix où vous pouvez lui confier vos lames, comme au bon vieux temps.

patrick le rémouleur

08.08.2017

C’était hier : Cabaret Gavach : La « Rampe » brille de mille feux

C’était un mardi 29 juillet et le Cercle Occitan del Quercorb proposait aux Chalabroises et aux Chalabrois de se rendre au théâtre municipal, « per s’espetar de rire » avec la troupe du Théâtre de la Rampe. L’article qui suit avait été publié dans l’Indépendant édition du vendredi 8 août 1997.

cabaret gavachVéronique Valéry, Myriam Petiot, Laurent Cavalié et Bruno Cécillon. Les comédiens du Théâtre de la Rampe ont proposé un superbe spectacle très apprécié des Chalabrois et de leurs invités (photo archives, juillet 1997).

Accueillis mardi dernier par le dynamique Cercle Occitan du Kercorb, les acteurs de la compagnie du Théâtre de la Rampe proposaient sur la scène du théâtre municipal « Cabaret Gavach », leur toute dernière création. De retour pour le plus grand bonheur d’un public chalabrois encore tout étourdi par le souvenir de « Occitania 39-45 » présenté le 22 décembre dernier, Véronique Valéry, Myriam Petiot, Laurent Cavalié et Bruno Cécillon ont offert une soirée pétillante pleine de « fantaisies bilingues et musicales ». Les situations burlesques se sont enchaînées par le biais de cinq petites pièces théâtrales reliées entre elles par la magie de la musique et des chants, dans un univers comique recréé par le quatuor de comédiens rodés à l’art du conte, de la farce et de la comedia dell arte. Lequel d’entre les spectateurs n’aurait pas payé pour voyager dans le compartiment de ce train roulant entre Montauban et Dieupentale, ou bien encore pour bénéficier des lumières de « l’adobaire », éventuel et lointain sosie d’Einstein ?

Côté pratique, les habitués des lieux auront très certainement apprécié une variante peu ordinaire, le public étant invité à prendre place sur la scène, le spectacle se déroulant lui dans un décor planté à même le parterre du théâtre.

S’il vous arrivait quelquefois d’apercevoir la porte du Cabaret Gavach entr’ouverte, n’hésitez surtout pas à entrer, le Cercle Occitan du Quercorb lui ne s’est pas posé de questions. Qu’il en soit chaleureusement remercié, ainsi que l’exceptionnelle « colha de creacion » de la Rampe.

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31.07.2017

C’était hier : Le Critérium cycliste du Cazal a consacré de jeunes talents

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 30 juillet 2002.

fêtes du cazal 2002Le vainqueur au micro de « RTL Chupito » (Photos archives, Juillet 2002).

Fort du succès obtenu lors de sa première édition en 1999, le Critérium cycliste du Cazal était, à nouveau, inclus dans le programme des festivités, grâce aux relations étroites que les Festejaïres locaux entretiennent avec le monde pédalier.

fêtes du cazal 2002

Au coup de pistolet, les vélos alignés sur la ligne de départ entamaient les hostilités, le peloton arrivait à hauteur de la Bâtisse parfaitement groupé. Jojo prenait les premières bonifications, tandis que Jean Horner gratifiait les nombreux spectateurs d’un répertoire emprunté à Yvette. Comme prévu, la côte du Pont-du-Blau fera très mal, et le Cours Sully verra apparaître un peloton en perdition totale.

fêtes du cazal 2002

Heureusement, la perception des musettes à la hauteur du café des Sports va souder la troupe qui se jette alors dans une bagarre réglée au sprint devant le France, avec de nouvelles « bonifs » pour Yvon de l’Ors cette fois. La descente vers le café de la Paix se fera en roue libre, les mains sur les cocottes de frein, nos cyclistes éprouvant le besoin impératif de souffler. Un calme trompeur car le sprint final surprendra les favoris, laissant bouche bée plus d’un spécialiste. Et c’est la Bohème, illustre inconnu superbement emmené sur la ligne par son gregario du team Magicrème, qui enlève l’édition 2002, sous les vivats de spectateurs médusés. Il devenait alors impératif de procéder à la collecte et à l’analyse des éprouvettes.

fêtes du cazal 2002