16.04.2018

C'était hier : La décharge de Sonnac réhabilitée

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 18 avril 1993.

décharge de sonnac-sur-l'hersIl n’y a plus de décharge à Sonnac-sur-l’Hers (photo Patrice Garcia, avril 1993).

Depuis la mise en place de son nouveau système de collecte des ordures ménagères et autres encombrants, le canton de Chalabre fait la chasse à ses décharges. Après avoir travaillé à la résorption des décharges dites sauvages - dont celle qui était située sous le château de Puivert - le S.I.V.O.M. aujourd’hui reconverti en District, vient de gommer du paysage le dernier point noir : la décharge de Sonnac n’existe plus !

Fermée depuis le mois de juillet 1991, la décharge cantonale de Sonnac-sur-l’Hers était l’ultime tâche sombre dans un paysage verdoyant qui clame haut et fort sa vocation touristique. Sa réhabilitation achevée, elle est aujourd’hui définitivement rayée de la carte. Continuant l’œuvre entreprise par le S.I.V.O.M., le tout jeune District du Chalabrais vient ainsi de mettre un terme à sa politique d’effacement de ces lieux disgracieux.

En fait, l’emplacement de Sonnac avait servi de transition entre l’ancien système – archaïque – de collecte des ordures et encombrants, et le nouveau schéma mis en place dans le canton de Chalabre avec le quai d’apport et l’enlèvement régulier des déchets. Le site de Sonnac n’ayant plus sa raison d’être, il était logique qu’il soit réhabilité. C’est l’entreprise Rescanières, de Moulin-Neuf, qui a accompli cette mission en procédant d’abord au nettoyage des lieux, avant d’enfouir les décombres sous des tonnes de terre. Un programme de reboisement des 11 hectares de la parcelle complètera cette action en faveur de l’environnement.

1 M.F. d’investissement. Pour procéder à la fermeture de toutes les décharges qui polluaient le canton, le District du Chalabrais aura en tout investi, à terme, près de 1 M.F. Pour cela, il a bénéficié notamment de subventions européennes par le biais des P.D.Z.R. (plan de développement des zones rurales). L’agence A.D.E.M.E., la direction départementale de l’agriculture et le Conseil général de l’Aude ont également subventionné l’opération, le District puisant dans ses fonds propres pour compléter le financement du programme.

Les travaux avaient commencé au mois de janvier, ils ont été menés tambour battant. Jeudi dernier, les responsables du District accompagnés de leurs partenaires, ont effectué une visite sur le terrain pour constater qu’à Sonnac, le paysage a retrouvé son vrai visage, la main de l’Homme ayant rétabli ce qu’elle avait jadis altéré.                   

06.04.2018

Fernand Pont nous a quittés

fernand pontLundi 19 mars, un dernier hommage était rendu à Fernand Pont, décédé à l’âge de 89 ans à Caunes-Minervois. Né le 2 février 1929 à la ferme de Sabatier, il avait fréquenté l'école communale  de Montjardin, participant aux travaux de ferme et au débardage de bois en forêt.

Dés l'âge de neuf ans et avec la complicité de Justin, son aîné, la musique prend place chez le petit garçon timide et réservé. Avant d’effectuer son service militaire au 5e Génie de Versailles (1950),  il anime des bals clandestins dans tout le Chalabrais, jusqu'à la Libération, sous l'égide  de Justin, pour lequel il restera plein d'affection et de reconnaissance.

Entre temps, ses parents ont quitté Sabatier pour prendre l’hôtel restaurant du cours d'Aguesseau, puis, en 1951 il rencontre Colette Calmel, originaire de Sainte-Valière, qui deviendra en 1953, son épouse et sa muse durant soixante-cinq belles années. Fernand aide au restaurant, mais la musique et l'accordéon priment. Il débute dans l'orchestre Majestic, en compagnie des Chalabrois Sibra, Peyre, Sabatier, Loutre, jusqu’en 1956, avant de rejoindre Fumel (Lot-et-Garonne), à la demande de l'orchestre Cyrano. Il en devient un pilier incontournable, se taillant une belle réputation dans le grand Sud-Ouest. En 1963, il se produit au sein de plusieurs formations héraultaises (Claude Philippe, Claude Seven, les Piranhas), l'accordéon tombant alors en désuétude. 1973 marque le retour familial à Chalabre et à l’hôtel restaurant, où sa mère Baptistine et son père Albert passent le relais. Colette Pont prendra en main les destinées de l'hôtel devenu l'Affenage et dans le même temps, Fernand enchaîne ses pérégrinations musicales, s’adonnant à sa passion au sein de  l'orchestre Habanera.

En 1977, il crée la formation Jo Fernand avec son fils Joël aux percussions et sa fille Béatrice au micro. Treize années de jolis succès, avant de rejoindre le Quartet Musette de Toulouse, formation chère à Edouard Duleu. A partir de 1994, il se produit dans l'Aude, l'Ariège et l'Hérault, profitant du regain de la mode des années 1950, dans l’orchestre Ambiance Musette. En 2001, l’Affenage fermera ses portes, la famille part pour Carcassonne et pendant dix autres années, c'est la formation Gil Garde qui profitera de son talent et de son expérience.

Cette carrière de musicien prendra fin en 2011, l'âge aidant, Fernand se contentera d'animer réunions de familles et foyers de retraite, avant que la maladie ne gagne du terrain, à partir de 2014. Sincères condoléances à Colette son épouse, à Joël et Béatrice ses enfants, ses petits-enfants et arrières petits enfants, à toutes les personnes que ce deuil afflige.

fernand pont

Fernand Pont avec ses partenaires du futur orchestre « Le Sonore », devant le théâtre municipal de Chalabre. Debout de gauche à droite : Louis Jean, Josette Grivel, Augustin Sibra, Pierre Taillefer, Félix Calvène, René Salinas. Au premier plan : Henri Désarnaud, Armand Gabanou, Fernand Pont.

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27.03.2018

C’était hier : Badaluc invité surprise du centre de loisirs

L’article mis en ligne, avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 5 mars 2003. L’occasion de rappeler que sa Majesté Badaluc le 50e du nom, effectuera sa tournée annuelle les 21 et 22 avril prochains. Le chef du protocole contacté, n’a pour l’instant donné aucun détail quant au déroulement de la visite. Ce qui ne saurait tarder.

carnaval chalabre 2003Un travail d’orfèvre réalisé durant les vacances de février par des créateurs en herbe prêts à assurer la relève (photo archives février 2003).

Les pensionnaires du centre de loisirs dérouleront le tapis rouge cet après-midi sur les cours chalabrois, à l’occasion de la venue en Kercorb de l’émissaire de sa Majesté Carnaval. « John le Bigos » foulera pour la première fois de son existence le pavé de notre cité, répondant à l’invitation d’une joyeuse petite équipe qui vous invite à célébrer l’événement en sa compagnie. Selon les informations recueillies, John est en quelque sorte un jeune prodige né le mercredi 19 février dernier place Charles Amouroux. Grâce à la volonté des créateurs en herbe désireux de prouver à leurs aînés qu’ils étaient fins prêts pour assurer la relève. Une louable mission pour laquelle ils ont reçu le soutien d’un cabinet de consultants composé de Yvon Sicre, Anne-marie son épouse, Guy Calvène et Jean Plauzolles.

Artistes bénévoles passionnés, ces derniers ont insufflé le virus à nos petits carnavaliers, en les aidant à réaliser l’armature et le remplissage, en un mot, à donner corps et vie à Mister John. Encore à l’état d’embryon, sa Majesté a été transférée dans les locaux de l’ancienne gare (prêtée par la municipalité), où les enfants ont apporté avec grand soin, la touche finale. Un travail d’orfèvre réalisé durant les vacances de février, pour lequel ils ont également reçu un renfort de qualité avec la présence à leurs côtés de Violette Moreno.

Peinture, papier mâché, accessoires, chacun s’en est donné à cœur joie afin que John soit le digne représentant de la fière lignée des Badaluc. Les enfants du CLSH (centre de loisirs sans hébergement) donneront le coup d’envoi des festivités carnavalesques lors du défilé prévu en ce mercredi des Cendres, à partir de 14 h 30. Comme le veut la tradition, John sera peut-être jugé, peut-être même brûlé, place de la Métairie de la Ville.

carnaval chalabre 2003

La parade de John le Bigos sur la Place du Marché (photo archives mars 2003). 

26.03.2018

C'était hier : Le temps pousse les pierres

atelier jouretAu bord du vieux canal, un vestige de l’artisanat chalabrois.

Cette bâtisse en ruine, qui jour après jour a modifié sa silhouette en silence, fut entre 1920 et 1940 l’atelier Jouret, du nom de Louis Jouret, quincailler et épicier sur la place du marché à Chalabre.

Dans le Tome V édité en juillet 2000 par l’association « Il était une fois Chalabre » et sous la plume de Maurice Rouzaud, il apparaît que Louis Jouret, Puivertain d’origine, fabriquait là des manches de couteau en corne avant d’y monter les fameuses lames du Puy-de-Dôme, venues de Thiers.

atelier jouret

Le délicat assemblage était réalisé dans un local de la Traverse de la Halle grâce au savoir-faire de François, Joseph et Guy Huillet, mais la bâtisse évoquée aujourd’hui se trouve route de Lavelanet, juste au pied des Genêts, après le petit pont de pierre. Ce bâtiment annexe à l’écart du village et pour cause, permettait le recyclage des rebuts après usinage de la corne, activité plutôt incommodante, étant donné l’odeur particulièrement tenace dégagée par le traitement de la matière première : « les déchets de corne de mouton et de bœuf étaient concassés et servaient à faire de la « cornaille », utilisée comme engrais. Une turbine lancée par la force motrice des eaux du canal permettait d’actionner machines et courroies, les vestiges du canal et l’emplacement de la turbine sont encore visibles ».  

Les temps changent, la corne autrefois abondante a hélas cédé la place au plastique mais bonne nouvelle, les vieilles pierres fatiguées refont leur vie quelque part sur les hauteurs de Terre-Blanche. 

23.03.2018

C'était hier : Les cyclos ne plaisantent pas avec l'intendance

L’article mis en ligne, avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 25 mars 1998.

cyclo-vtt-club du chalabraisDes cyclos intenables avant le départ. De gauche à droite. Debout : Yves Bérenguer, Francis Amouroux, Jean Quério, Bruno Desjardins, Guido Calvène, Jean Navarro, César Martinez, Luc Diaz, Patrick Rault. Accroupis : Robert Béret, Christian Moralès, Maryse Amouroux, Monique Rault, Alexandra Delpech (photos archives mars 1998).

Un incident aussi rare qu’inattendu a failli précipiter l’éviction de Francis Amouroux, président des Cyclos du Kercorb plébiscité à ce poste en novembre dernier. Une heure à peine après le départ de la première sortie officielle de la saison, quelle ne fut pas en effet, la surprise du peloton lorsque le menu du petit déjeuner lui fut présenté : le traditionnel boudin ne figurait plus au casse-croûte !

Hérésie ou inconscience, les chefs de route Aline et Guido réussiront à éteindre la rébellion en proposant chocolatines et croissants (encore que). Mais commençons par le commencement. Rarement peloton s’était montré aussi fringant au départ de la mairie, cours Sully, endroit de ralliement inhabituel, élections oblige (ndlr. Elections cantonales). Après avoir goûté à la tiédeur de l’isoloir, nos civiques cyclos vont affronter la gelée matinale pour s’élancer à la découverte des beautés cachées de la Basse Ariège. Cette nouvelle randonnée destinée à régler les derniers petits détails avant les grands rendez-vous de la saison, s’est déroulée sous un soleil timide mais très apprécié par le peloton aux couleurs bleu et blanche du Kercorb.

Après un passage éclair au pied de l’abbaye de Camon, cap sur l’église rupestre de Vals dans un cadre dont le charme justifie pleinement l’éclosion des banderoles du comité de défense contre la décharge de Manses. Faciles dans la côte de Monthaut, les cyclos fondront sur Mazères avant de choisir le petit village de Molandier pour se restaurer. Cette belle traversée au pied des petites Pyrénées se terminera sans encombre au siège café de la Paix, la palme de la facilité revenant à Alexandra, Maryse et Monique, qui ont rallié la capitale du Kercorb dans un état de fraîcheur admirable. Ce qui est de bon augure à l’approche du grand rassemblement du printemps de Lagrasse prévu le dimanche 26 avril prochain. Pour l’heure, les sorties du samedi restent au programme, départ devant le siège à 13 h 30 très précises. A l’attention des distraits et des retardataires, le parcours du jour est affiché.

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Bruno Desjardins et Jean Navarro

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Francis et Maryse Amouroux, Yves Bérenguer

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Jean Quério, Robert Béret, Francis Amouroux

20.03.2018

C'était hier : Lame d’un champion

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 21 mars 1993.

Gérald Mourareau.jpgLa main de Gérald est déjà sûre (photo archives, mars 1993).

Lundi 15 mars, Perpignan accueillait les prétendants au titre de meilleur apprenti de France dans la catégorie boucherie. Des candidats venus de l’Hérault, de la Lozère, de l’Aude et des Pyrénées Orientales étaient confrontés dans ces éliminatoires. Notre jeune concitoyen Gérald Mourareau a eu l’honneur d’être présélectionné afin de représenter notre département. Une belle opportunité dont il a profité pour mettre en pratique les judicieux conseils de son maître boucher Julien Bonnéry, chez qui il prépare un CAP pour le mois de juin. Souhaitons à Gérald de suivre la voie de son tout jeune prédécesseur Franck Torrent, qui s’était hissé l’année dernière, au plus haut niveau de cette compétition.

C’était hier : Stage d’éducateur

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 26 mars 1993.

Mars 1993 Stage d'éducateur.jpgLes pédagogues du FC Chalabre (photo archives, mars 1993).

L’école de foot du FC Chalabre est entre de bonnes mains. A l’initiative de la commission technique départementale de football, le District de l’Aude a organisé durant le mois de février, une session de formation d’animateur. Au terme de sept soirées de travail assidu, les représentants délégués par le club du président Roger Dumay ont surmonté avec succès le cap du contrôle continu. Il s’agit de Jean-Philippe Aragon, Antoine Salas et Tony Colomer (photo), sociétaires à part entière de l’équipe fanion, et qui officient avec talent au sein de l’école de foot depuis de nombreux mois déjà. Toutes nos félicitations à ce trio qui réussit chaque semaine la performance de jongler avec l’emploi du temps, pour le plus grand plaisir de nos jeunes footballeurs.