02.09.2010
Balade champêtre en roues libres, au Pays de Sault
L'article qui suit avait été publié dans l'édition de l'Indépendant du dimanche 8 octobre 2000. Un nouvel automne pointait le bout de son nez et les sociétaires du Cyclo Vtt Club du Chalabrais s'apprêtaient à boucler une saison sportive bien remplie. Non sans avoir auparavant sacrifié à la tradition, par le biais d'une grillade en famille sous les sapins du plateau de Sault. Un petit coup d'oeil dans le rétroviseur, avec une pensée pour Dolorès, Roger, Aimé, Momon et François.
Les cyclos ont nargué avec succès les nuages noirs de Picaussel (photos archives septembre 2000).
Avant l'inéluctable arrivée des mauvais jours, les cyclos du Kercorb ont profité d'un dimanche à moitié ensoleillé pour se retrouver au pied des sapins majestueux du Pays de Sault. L'occasion de pique-niquer au rythme d'une vieille tradition qui aura vu tour à tour cinq présidents ranimer la flamme pour la sympathique tribu des cyclos chalabrois. Présents au lever du jour et dans une brume si épaisse que sangliers, cyclos et chevreuils auront pu se croiser sans se voir, le président Francis Amouroux, le vice-président César Martinez et l'expert en grill Guido Calvène ont dressé le camp en attendant l'arrivée du soleil et du peloton. Ces deux derniers arriveront à quelques minutes d'intervalle mais le premier profitera d'une distraction du second pour fausser compagnie à tout le monde. C'est finalement entre deux nuages et station debout, que les CCC réussiront à faire honneur à leurs chefs-cuistots.
Loin de se désunir, les cyclos dont chacun connaît le caractère bien trempé ont ensuite attaqué un concours de boules qui tiendra toutes ses promesses. Aussi faciles sur selle que boules en main, nos marathoniens du cochonnet iront même jusqu'à s'accorder un temps mort, afin de pouvoir terminer en nocturne sur la place Charles Amouroux. Au terme d'une vivifiante journée en plein air, les cyclos ont fixé le prochain rendez-vous au dimanche 15 octobre prochain, pour la der des sorties officielles 2000, laquelle se déroulera dans les Corbières. Quant à l'assemblée générale, elle se tiendra aux Cèdres le samedi 18 novembre.
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19.08.2010
Le gouffre de Baratte n’attire plus les baigneurs
Le 22 août 1943, au gouffre de Baratte.
Après un long périple au coeur d'un labyrinthe de verdure, oxygénées de cascades en cascades, les eaux du Blau arrivant sous les veilles maisons à colombage du quartier Sully se préparent à disparaître dans les flots d'un Hers vigoureux. Plus haut, non loin de l'exploitation agricole de La Mouillère, c'est le gouffre de Baratte. Décrit dans ses souvenirs d'enfance par Robert Roncalli, « Baratte est un véritable bassin de natation aux dimensions olympiques ». En amont du gouffre des Demoiselles et du gouffre des Gendarmes, le gouffre de Baratte était il y a peu, un lieu de rendez-vous très prisé par les jeunes Chalabrois qui passaient là le plus clair de leurs grandes vacances.
Après un plongeon au-dessus de la pierre ou une « bombe » ciblée plein centre du gouffre, un bain de soleil à Baratte n'avait pas son pareil. Quant aux redoutables taons, empêcheurs de bronzer en paix, ils repartaient invariablement munis de leur bout de paille, moyennant un bref passage entre des mains expertes. Lieu privilégié où la tranquillité et la fraîcheur étaient de mise, le gouffre de Baratte est aujourd'hui déserté, les petits baigneurs préférant certainement les eaux du lac de Montbel ou le bleu profond des piscines, car les temps changent. A présent, seuls quelques nostalgiques viennent de temps à autre se rafraîchir à Baratte, perturbant à peine la tranquillité des truites, des cordonniers, voire même de quelques ragondins solitaires.
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17.08.2010
Les cyclotouristes placés sous contrôle médical
L'article ci-dessous avait paru dans l'édition de L'Indépendant du lundi 2 octobre 2000. C'était il y a presque dix ans, l'Hôtel de France venait de rallumer ses fourneaux, Claude et Raymonde Fernandez avaient laissé les clefs du magasin le Progrès à Jean et Mylène. José Sanchez ouvrait les portes de « La Boutique », Chalabre accueillait un nouveau plombier en la personne de Christian Drouin et la statue de Marie-Madeleine retrouvait ses paroissiens dans la petite chapelle du Cazal. L'association « Il était une fois Chalabre » présentait le Tome V de sa collection et de nouveaux horizons s'ouvraient aux vététistes, avec la signature à Quillan d'une convention destinée à étendre les « frontières » du réseau VTT au coeur des Pyrénées Audoises. Initiative à laquelle était associés le Club Cyclo du Kercorb et ses capitaines de pistes, Patrick Rault, Jean Quério et Francis Amouroux. Depuis, nos cyclotouristes nourrissent toujours la même passion pour une petite reine qu'ils ont emmené tout dernièrement promener du côté du lac d'Annecy. Un compte-rendu de cette nouvelle escapade amicale devrait paraître prochainement.
Prêts à reconduire l'expérience, à l'unanimité (photo archives Septembre 2000).
N'allez surtout pas croire que les cyclos du Kercorb se soient laissés aller jusqu'à commettre l'irréparable, en deux mots, que les troupes du président Francis Amouroux aient croqué d'illicites substances. En réalité, nos fondus du pédalier étaient associés en ce samedi 23 septembre à une journée organisée par l'association de formation médicale continue de la Haute-Vallée de l'Aude. Une expérience qui leur a permis de rouler de concert avec des cyclos tout aussi passionnés, issus du monde médical et invités à sillonner les belles routes du Kercorb et de la voisine Ariège. Rassemblés devant l'hôtel de France et après un rapide briefing, nos cyclistes se sont scindés en quatre groupes de niveaux pour une balade sous le soleil qui devait pleinement satisfaire les différents pelotons. De retour dans la cité chalabroise, l'heure était venue de remiser bicyclettes et VTT, l'heure également de suivre l'intervention du docteur Hubert Beaubois, médecin de la fédération française de cyclisme. Un riche exposé axé sur la préparation diététique du sportif que les membres du CCC n'ont pas été les derniers à apprécier.
Ainsi se terminait une journée placée sous le signe du sport, de la santé, mais aussi et surtout de la convivialité. En effet, le peloton toujours aussi groupé prenait ensuite place autour d'une bonne table sous la cheminée du France, pour s'en remettre aux talents de Marielle et Didier, nouveaux maîtres des lieux.
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06.08.2010
Le temps a poussé les pierres
L'article qui suit avait été publié dans l'édition de l'Indépendant du mercredi 15 juin 1994.
Le pavillon du château se refait une santé.
C'en était trop pour ce mur plus que centenaire, fatigué de veiller sans relâche sous l'imposante bâtisse du château de Mauléon. Le temps a eu raison de lui et il a bien fallu mettre ses pierres à bas, avant qu'un éboulement aux conséquences plus ou moins graves ne survienne. L'entreprise Pierre Sune de Labastide-sur-l'Hers dresse à présent un nouveau mur qui devrait à son tour connaître plusieurs autres générations de Chalabrois. Ces derniers auront peut-être l'occasion de voir un jour le pavillon du château retrouver de nouveaux locataires et si le coeur du quartier se remet à battre certains jours dans la forge voisine, ce nouveau mur pourrait donner un autre écho au son de l'enclume de Maître Louis.
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29.07.2010
Souvenirs : Quand le GOD prenait ses quartiers d’été
C'était quelques mois avant que le Quartier Latin ne fasse la une de l'actualité, les élèves du GOD de Chalabre (Groupe d'observation dispersé qui deviendra collège en 1978) s'apprêtaient à fêter le traditionnel départ en vacances d'été. Brillants lauréats du certificat d'études primaires, nos studieux potaches prenaient enfin un peu de recul avec les cours d'algèbre, d'histoire ou d'instruction civique. Encadrés à gauche sur la photo par Marc Jean-Pierre directeur, et Maryse Leroy, jeune enseignante, à droite par Hubert Carcy et Jacques Adrados professeurs, les jeunes Chalabrois et leurs camarades du canton étaient prêts à faire une petite entorse à l'emploi du temps, par le biais d'un concours de pétanque à la mêlée. Ainsi réunies, le temps d'un après-midi, les classes de CM2, 6e et 5e du GOD (la 4e et la 3e n'existaient pas encore) avaient dégusté sous un vrai soleil de juillet, cette véritable tranche de bonheur et d'insouciance qui précède l'heure des grandes vacances. C'était il y a 43 ans à peine et les potaches qui posaient alors devant le porche du futur collège Antoine Pons, sont aujourd'hui d'alertes quinquagénaires qui se reconnaîtront.
Le 5 juillet 1967, les collégiens avaient déjà la tête en vacances (photo G. Jammet-Escaf).
De gauche à droite :
1e rang : Thierry Abat, Boyer, Pierre Llopis, Robert Voltes, Philippe Danjou, (?), Raymond Dumay, Jean-Luc Mot, Serge Dalème, François Lorca, Daniel Tournois, Roland Combes, Jean Melliès.
2e rang : Francis Rivals (†), Gérard Mazon, Guy Rolland, Bernard Marty, Gérard Calbo, Alain Courrent, Serge Rey, Michel Tomasella, Guy Sylvestre, Alain Crovetti, Yves Gaubert, Raymond Fournès, Boyer, Christian Poncet, (?), Mathias Mellado, Jean-Luc Mestre, (?), Hubert Carcy, Jacques Adrados, Francis Garcia.
Dernier rang : Marc Jean-Pierre, Georges Marjanski-Zieba, Henri Combes, Maryse Leroy, Jean-Pierre Brzesc, Daniel Lopez, Denis Rives, Alain Dalème.
L'album-photo "Un Bouclier pour un Jubilé" a été mis en ligne
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27.07.2010
Pétanque en doublette au Cazal
L'article ci-dessous avait paru dans l'édition de l'Indépendant du samedi 30 juillet 1994, au lendemain des fêtes célébrées en l'honneur de Ste Marie-Madeleine du Cazal. Un compte-rendu complet des Fêtes 2010 paraîtra prochainement. Pour l'heure, un album-photo "Course à la brouette 2010" a été mis en ligne et l'album "Box-office des Brouettes du Cazal" a été réactualisé.
Edmond Arnou, Patrice Rodriguez, Alfred Hernandez, Yves et Damien Rigoni (photo archive juillet 1994).
Dimanche 24 juillet se déroulait un concours de pétanque ouvert aux doublettes et doté de nombreux et superbes lots. Au terme d'un après-midi particulièrement torride, 24 équipes avaient disputé des parties acharnées, certains joueurs évitant la déshydratation de justesse.
La finale opposait Chalabrois et Axatois dans un match croisé qui voyait la victoire de Patrice Rodriguez (Chalabre) associé à Damien Rigoni (Axat), vainqueurs de MM. Alfred Hernandez (Chalabre) et Yves Rigoni (Axat).
A l'issue de la confrontation, Edmond Arnou représentant la municipalité et membre à part entière du comité des Fêtes, remettait aux fervents adeptes du cochonnet, coupes et fanions, et adressait des félicitations à l'ensemble des concurrents.
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16.07.2010
Le Cazal va s’offrir un nouveau bouclier
L'article qui suit avait été publié dans l'édition de l'Indépendant du dimanche 29 juillet 2001, afin de saluer le titre de champion de France de Fédérale 2 décroché par Olivier Carbonneau et ses partenaires du quinze de Blagnac. Les prochaines fêtes en l'honneur de Ste Marie-Madeleine programmées les 23, 24 et 25 juillet prochains verront un nouveau bouclier trôner sur la Grand-place du Cazal, Olivier a en effet décidé de ramener le bout de bois en Kercorb. Et pour cause, l'ami Carbo a une nouvelle fois décroché le titre de champion de France avec Blagnac, en qualité d'entraîneur cette fois, c'était en juin dernier, et face au quinze de Strasbourg (33-12).
Une fois de plus, la commune libre du Cazal a ouvert en grand toutes les portes à l'occasion des traditionnelles fêtes célébrées en l'honneur de sa sainte patronne Marie-Madeleine. Véritable havre de paix toute l'année durant, le Cazal a connu un petit peu plus de 72 heures de liesse non-stop, un succès complet donc pour l'édition 2001. Inutile d'essayer de résumer les temps forts tant ils furent nombreux et variés, le point d'orgue se situant samedi soir à l'heure où les fins palais se mettaient à table. Prise d'assaut vers 20h, la Grand place du Cazal a connu une nouvelle et pacifique levée de boucliers puisqu'Olivier Carbonneau et ses partenaires de Blagnac fêtaient en Kercorb leur titre de champion de France de 2e division. Egalement à la fête, le club toulousain des cheminots du TCMS cher à Jérôme Bernard, invité d'honneur de l'USK et champion de France de 4e série. Des trophées comme s'il en pleuvait puisque la banlieue chalabroise accueillait dans le même temps la coupe Victor Lopez, dans les mains de Papillon, le brillant gardien de but du CO Castelnaudary, vainqueur de l'édition 2001.
Après la messe du lendemain, le défilé en musique dans les artères du Cazal aura permis de dévoiler trois nouvelles plaques de rue, « la Descente de Rose, le Col de Jo et la Ruela dels Amoroses ». Plus tard dans l'après-midi était donné le départ de la Ve Course Internationale à la Brouette (photos archives juillet 2001).
Félicitations pour ce nouveau titre, et rendez-vous le samedi 24 juillet prochain au stade Lolo Mazon, pour l'édition 2010 du trophée Raymond Fort.
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25.06.2010
Cabaret Gavach : La « Rampe » brille de mille feux
C'était un certain mardi de juillet et le Cercle Occitan del Quercorb avait proposé aux Chalabroises et aux Chalabrois de se rendre au théâtre municipal, « per s'espetar de rire » avec la troupe du Théâtre de la Rampe. L'article qui suit avait été publié dans l'édition de l'Indépendant du vendredi 8 août 1997.
Les comédiens du Théâtre de la Rampe ont proposé un superbe spectacle très apprécié des Chalabrois et de leurs invités (photo Marc Ginot).
Accueillis mardi dernier par le dynamique Cercle Occitan del Quercorb, les acteurs de la compagnie du Théâtre de la Rampe proposaient sur la scène du théâtre municipal « Cabaret Gavach », leur toute dernière création. De retour pour le plus grand bonheur d'un public chalabrois encore tout étourdi par le souvenir de « Occitania 39-45 » présenté le 22 décembre dernier, Véronique Valéry, Myriam Petiot, Laurent Cavalié et Bruno Cécillon ont offert une soirée pétillante pleine de « fantaisies bilingues et musicales ». Les situations burlesques se sont enchaînées par le biais de cinq petites pièces théâtrales reliées entre elles par la magie de la musique et des chants, dans un univers comique recréé par le quatuor de comédiens rodés à l'art du conte, de la farce et de la comedia dell arte. Lequel d'entre les spectateurs n'aurait pas payé pour voyager dans le compartiment de ce train roulant entre Montauban et Dieupentale, ou bien encore pour bénéficier des lumières de « l'adobaire », éventuel et lointain sosie d'Einstein ?
Côté pratique, les habitués des lieux auront très certainement apprécié une variante peu ordinaire, le public étant invité à prendre place sur la scène, le spectacle se déroulant lui dans un décor planté à même le parterre du théâtre.
S'il vous arrivait quelquefois d'apercevoir la porte du Cabaret Gavach entr'ouverte, n'hésitez surtout pas à entrer, le Cercle Occitan du Quercorb lui ne s'est pas posé de questions. Qu'il en soit chaleureusement remercié, ainsi que l'exceptionnelle « colha de creacion » de la Rampe.
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12.06.2010
Les hommes de l’USK à l’épreuve du rugby cubain
Cet article avait paru dans l'édition du journal l'Indépendant, le vendredi 26 mai 2000.
F. Lacanal, M. Izart, R. Daynier, T. Cnocquart et F. Boussioux en partance pour Muret.
Après avoir échoué en championnat face aux Aveyronnais de Camarès et en challenge du Crédit Agricole face au vainqueur final Labruguière, les rugbymen chalabrois terminent leur saison en roue libre. A l'exception de Frédéric Boussioux, Thierry Cnocquart, Emmanuel Izart et Frédéric Lacanal, lesquels étaient appelés par le comité Midi-Pyrénées à disputer une pré-sélection, le samedi 20 mai dernier à Muret. Intégrés dans deux « quinze » formés de joueurs de l'Ariège et de la Haute-Garonne, ces quatre éléments clefs de l'USK ont parfaitement tiré leur épingle du jeu sous les yeux avertis de la commission de détection chargée de constituer le quinze de la Haute-Garonne.
A l'issue d'un tournoi triangulaire de haute tenue, le demi de mêlée Frédéric Lacanal et le trois-quart aile Emmanuel Izart ont été retenus afin de disputer une rencontre internationale qui se déroulera le mercredi 14 juin prochain en nocturne face aux représentants de la République de Cuba. Cette excellente nouvelle réjouit bien sûr le staff du président Julien Bonnéry auquel nous nous joignons pour adresser de vives félicitations à Zonzon et à Manu. Ils étrenneront leur première cape sur la pelouse de Cugnaux, et si pour Boubou et Titou la déception est grande, il faut avouer que la concurrence fut rude. A ce titre, ils méritent eux aussi, tous nos compliments, ainsi que Roger Daynier leur entraîneur (au centre sur la photo).
note de l'admin. : Malgré la déconvenue, nos deux lauréats malheureux n'allaient pas tarder à rebondir, et plutôt brillamment. En 2004 en effet, Titou et Boubou s'adjugeront la VIIIe édition de la Course Internationale à la Brouette du Cazal.
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06.05.2010
Les batailles de boules de neige sont interdites
Et du côté de St Antoine, on aimerait bien passer à autre chose.
C'est le thermomètre qui l'affiche, l'hiver que l'on croyait derrière nous n'en finit pas de finir. Avec le retour de la neige, il n'est peut-être pas inutile de rappeler l'existence d'un texte voté par les lointains prédécesseurs de l'actuel conseil municipal. (L'article qui suit est basé sur des recherches effectuées dans les archives municipales par le citoyen Serge Fournié).
Il était une fois après la Révolution, un petit village qui voulait régler des comptes. En l'an XIV (1805) donc, le sieur Subreville Antoine fait un procès au châtelain de Bruyères, lequel a décidé de créer et agrandir des parcelles sur la place publique (Place Espérance Folchet, cf.photo ci-dessous). Du haut de sa particule, De Bruyères répond fièrement qu'il a échappé aux ravages de la Révolution, et que de plus, c'est son aïeul qui a fait construire la halle, en 1775. Il estime de ce fait que la réclamation vient un peu tard, d'autant que les autorités ne se sont jamais émues de cette situation. Bien au contraire, puisqu'elles ont accordé toute leur protection à lui et aux siens, durant le sinistre épisode de la Terreur.
Dès lors, le maire Jean Baptiste Clavel et le conseil avec le marquis François Jean Bruyères, Jean Poulhairiès, Guillaume Castre Saint Martin, Lazare Anduze père, Nicolas Bézard juge de paix, Jean Paul Aragon, Jean Pierre Bézard Falgas, Etienne Cambon (teinturier), Nicolas Gaudy (négociant), Gabriel Bas (fabriquant de savon), Pierre Anduze, François Bataillé, François Louis Cazalens, Vincent Cavaillé et Jean Rivals (fabriquants de draps) sont régulièrement importunés par le peuple qui a pris fait et cause pour Subreville.
Et avec l'arrivée de l'hiver en Kercorb, un nouveau jeu va très vite faire fureur auprès des Chalabrois qui méthodiquement « canardent » leurs chers élus avec de la neige dès qu'ils pointent leur nez sur les cours. Dans un premier temps les boules sont natures, puis elles sont lestées d'un « petit » caillou.
« L'insurrection » couve, et le conseil n'y tenant plus arrête le 29 frimaire de l'an XIV (20 décembre 1805) que le lancer de boules de neige est interdit. Le préfet de l'époque, Claude Joseph Trouvé baron de son état se demandera comment Clavel maire, victime d'une crise de goutte et alité, a pu signer et surtout prétendre avoir assisté aux délibérations du conseil municipal. La demande restera sans réponse mais le peuple de Chalabre aura bien d'autres occasions de manifester son mécontentement. Pour la petite histoire, il est important de rappeler que cette loi est toujours en vigueur !
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