14.05.2012
Un atelier céramique à l’hôpital local
Les Hauts de Bon-Accueil hébergent de nombreux artistes en herbe (Crédit photo Steve Henderson - Perfect Speed Photography.com).
Depuis 2009, les Hauts de Bon-Accueil servent de cadre à une expérience née d’une rencontre entre Jean-Jacques Aulombard, directeur de l’hôpital local, et Michèle Jannisset, céramiste d’art. Autour d’un projet appelé « Atelier terre », les pensionnaires qui le souhaitent réalisent une incursion dans l’univers de la céramique. Comme le souligne l’artiste installée rue Saint-Martin à Limoux, « le modelage de la terre est d’une richesse étonnante pour faire « remonter » les états émotionnels difficiles à percevoir par l’échange verbal, les mots ».
L’approche de la part des résidents, plutôt timide dans un premier temps, a vite cédé la place à un enthousiasme évident. Chacun réalisant peu à peu, que l’expression d’un sentiment peut très bien se passer de la notion talent. Il suffit simplement d’écouter, partager, échanger, guider, jouer, rire, chanter. Ainsi, modelage, façonnage, assemblage, graphisme et couleur sont les maître-mots de cette activité, qui conjugue art et thérapie. A raison de deux après midi par mois, de jeunes artistes octogénaires se retrouvent et laissent libre cours à leur inspiration. Leurs œuvres, petits vases, tableaux céramiques, figurines, sont ensuite exposées dans leurs chambres, ou bien font l’objet d’un cadeau pour leurs proches.
L’année 2012 va permettre la concrétisation d’un projet pédagogique et artistique, avec le concours de ces « Artistes en herbe », accompagnés par Magali Richou, responsable de l’animation. Voilà comment, avec patience, entrain et passion, nos créateurs secondent Michèle Jannisset pour la réalisation d’une fresque, intitulée « Lumière matinale » (180 x 150 cm), oeuvre qui sera exposée à l’intérieur de l’établissement le mardi 15 mai, dans l'après-midi.
Pour plus de renseignements, contacter Michèle Janisset au 06 25 42 02 15, ou l’Ehpad au 04 68 69 20 52.
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10.05.2012
L’art de l’enluminure enseigné au musée du Quercorb
Les stages sont ouverts aux adultes et aux jeunes de plus de 12 ans.
Au rythme des activités proposées annuellement par le musée du Quercorb, le premier semestre 2012 est placé sous le signe de l’enluminure. Cet art savant, conçu pour le livre manuscrit bien avant l'invention de l'imprimerie, a permis pendant de longs siècles, de décorer les ouvrages luxueux avec des images peintes ou dessinées, de les enrichir par le biais de lettrines enluminées, et d'ornementations dans les marges.
Un premier stage d’initiation à l’art des troubadours des XIIe et XIIIe siècles, se déroulait dernièrement sous la direction de Fabienne Sarda, spécialiste des techniques artistiques anciennes. Les élèves accueillis dans un petit atelier aux lumières tamisées, ont d’abord été invités à reproduire une lettrine sur papier vélin. Un travail méticuleux qui a demandé à chacun beaucoup de concentration, pour un premier résultat très encourageant, sésame vers une prochaine étape. Il s’agira de reproduire une lettrine à la peinture « a tempera », peinture composée de pigments broyés et d’une substance soluble dans l’eau comme le jaune d’oeuf ou la caséine (protéine du lait). L’utilisation de la feuille de cuivre dorée sera également abordée. Ces activités feront l’objet de trois autres stages, prévus le samedi 12 mai (15h-18h), le samedi 16 juin, et le mardi 31 juillet de 14h à 17h (tarif 15€).
Il est rappelé que la participation à ces ateliers est limitée à dix personnes et il est donc recommandé de réserver. Pour tout renseignement complémentaire, contacter le Musée du Quercorb au 04 68 20 80 98 ou musee.quercorb@wanadoo.fr.
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27.03.2012
Yvan Fleissig a pignon sur rue
Yvan Fleissig (au centre) a reçu de nombreux messages de félicitations et d’encouragements.
Une effervescence peu commune animait tout dernièrement les abords de l’ancienne halle aux blés, à l’occasion de l’ouverture officielle d’une galerie d’art permanente au cœur du village. Réunie sous l’ancienne devanture de la Maison Baby, la foule des grands jours avait répondu à l’invitation de l’artiste Yvan Fleissig, célèbre au-delà des frontières du Kercorb et du Plantaurel, qui l’accueillaient voilà bientôt vingt ans.
Après plusieurs semaines de travaux menés entre les murs de ce qui fut autrefois un commerce prospère et réputé, « L’œil de Chalabre », du nom de cette salle d’exposition, a été officiellement inaugurée, en présence des élus chalabrois et du conseiller général du canton. Christian Guilhamat maire faisait part de sa satisfaction en relevant le caractère prometteur d’une initiative à même de voir la place Espérance Folchet, retrouver son attractivité d’autrefois. Jean-Jacques Aulombard pour sa part se félicitait du succès de cette rencontre, tel un rayon de soleil annonciateur d’un printemps artistique. A la conclusion de ce vernissage, Yvan Fleissig adressait de vifs remerciements à toutes les personnes l’ayant aidé à réaliser son dessein, avant d’offrir à ses invités, un appétissant buffet aux saveurs de sa Roumanie natale.
Les amateurs d’art peuvent admirer les créations d’Yvan Fleissig au n° 10 de la rue Saint Antoine, le samedi de 9h à 13h, le dimanche de 10h à13h, et sur rendez-vous, en composant le 06 80 51 63 70.
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09.03.2012
Yvan Fleissig ouvre sa galerie rue Saint-Antoine
Yvan Fleissig a choisi l’exposition permanente de ses multiples créations.
Voilà bientôt vingt ans, Yvan Fleissig posait marteaux et ciseaux au pied de la vallée du Plantaurel, au terme d’un périple initié au départ de sa Roumanie natale. D’abord installé au centre culturel de La Forge (Ste Colombe-sur-l’Hers), son statut l’amènera à voyager souvent, au hasard d’expositions présentées en de multiples espaces européens. A présent locataire d’une aile de la ferme de Saint-Antoine, ce créateur continue à travailler le bois, le granit, le marbre, ou les minéraux. Il en extrait animaux, danseuses, météorites, et contorsions harmonieuses, dans lesquelles la matière semble se fondre. L’artiste est complet et peint également des huiles, des aquarelles en plusieurs séries, marine, florale, rupestre. Certaines de ses peintures sur cire, technique rare, s’éclairent d’un jeu de couleurs aux aspects originaux.
Au terme de deux décennies de résidence intermittente en Kercorb, Yvan Fleissig a choisi de poser son scooter sur la béquille, pour se mettre semble-t-il sous la protection de Saint-Antoine. Depuis quelques jours en effet, ses créations quittent une à une l’ancien corps de ferme de la route de Montbel, pour prendre place dans l’ancienne Maison Baby, sise au n° 10 de la rue également nommée en mémoire d’un saint chrétien.
L’exposition permanente de ses multiples créations permettra au visiteur de parcourir l’itinéraire artistique d’un ancien rugbyman au talent innovateur. Les passionnés de ballon ovale n’ont pas oublié que l’entraîneur du quinze chalabrois au début des années 1990, était un certain Yvan Fleissig, concepteur de la stèle à la mémoire de Lolo Mazon, dévoilée en 1993 à l’entrée du stade intercommunal. L’inauguration de ce nouvel espace artistique au cœur du village, aura lieu le vendredi 16 mars à 18h.
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01.12.2011
Elisabeth Frachey expose à l’office de Tourisme
Les lieux de prières, un des thèmes de prédilection de l'artiste.
Avec le mois de décembre qui vient, la galerie d’art du cours d’Aguesseau va accueillir une nouvelle collection de toiles représentant la région Midi-Pyrénées, ses ouvrages d’art, sa faune et sa flore. Nouvelle résidente du pays de Rivel, installée au Pont des Mathalis, Elisabeth Frachey peint des représentations figuratives sur toile ou sur bois, et parfois sur commande, avec le support d’une simple photo.
Elizabeth Frachey (photo Jacqueline Sarda).
Pour Elisabeth Frachey, la peinture à l’huile est une histoire ancienne : « J’ai su peindre avant se savoir écrire, mon premier tableau est encore dans la famille, c’était un chat, j’avais quatre ans ». Une première exposition à Aix-en-Provence en 1974 lui ouvre une voie nouvelle, son parcours n’a depuis jamais connu de trêve. Un dernier détail d’importance, selon les recherches généalogiques effectuées par sa grand-mère, la nouvelle pensionnaire de l’O.T.I serait une descendante du célèbre peintre flamand de la Renaissance, Pieter Brueghel.
Le vernissage de cette exposition, visible jusqu’au premier jour de l’hiver, aura lieu aujourd'hui jeudi 1er décembre à 17h, à l'office intercommunal du tourisme.
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31.10.2011
Frédéric Paillard, le luthier inspiré de La Bâtisse
La harpe gauloise, une œuvre d’art, promise à la musique, et créée par Frédéric Paillard.
Animateur de l’association « Kercorb Patrimoine », désireux de valoriser certaines pratiques oubliées, Frédéric Paillard entretient plusieurs passions, dans la proximité des potagers du Quartier du Moulin. Ancien artisan ébéniste, Frédéric a profité de ses vacances estivales, et du bois sec entreposé dans son grenier, pour fabriquer une harpe gauloise.
S’il veut accéder au petit atelier de La Bâtisse, le visiteur doit d’abord saluer une petite ânesse prénommée Molly, laquelle le guidera vers l’artiste, installé tel le Gepetto de notre enfance. Comment lui est venue l’idée de créer cet instrument, se demande le néophyte ? « Je joue d’une petite harpe troubadour depuis une vingtaine d’années, et à la suite d’une rencontre avec Myliane, musicienne, chanteuse et pianiste, nous avons décidé de monter un petit groupe, aidés en cela par ma fille Claire. Ma petite harpe ressemblant plutôt à un jouet, j’ai voulu m’en procurer une de plus conséquente. Après renseignement, il s’est très vite avéré que les prix d’achat étaient simplement inabordables. Et là, j’ai décidé de fabriquer mon propre instrument ». Plusieurs heures de réflexion et autant de croquis plus tard, notre luthier se mettra à l’ouvrage, en commençant par le choix du bois, ce qui n’allait pas être une mince affaire.
Du bois d'ici
«Grâce à mes quelques connaissances en la matière, j’ai choisi du frêne pour l’arche avant, de l’ormeau pour l’arche du haut, du cyprès pour la table d’harmonie recevant les cordes, et du cèdre pour la caisse de résonance. Des bois exclusivement collectés autour de Chalabre voilà quelques années, et séchés en planche sur liteau dans mon grenier, depuis pas moins de quinze ans. J’ai même tourné les clefs de tension dans du buis ramassé au-dessus de Puivert».
Une fois la harpe terminée, il restait un point crucial à résoudre, celui des cordes. « J’ai essayé plusieurs matières, le boyau, que j’ai torsadé moi-même, le nylon, le métal, … sans jamais obtenir le son espéré. L’idée m’est venue de rendre visite à Luthès-Paris, une petite entreprise installée dans le hall de l’ancienne gare de Chalabre ». Cette société commercialise depuis novembre 2004, violons, violoncelles et contrebasses, ainsi que divers instruments, comme la viole de gambe. « J’ai eu la possibilité d’essayer différentes cordes en métal, avant de découvrir que les cordes de viole de gambe, convenaient parfaitement pour les premières cordes basses ». Frédéric Paillard explique ensuite comment il sera obligé de commander en Bretagne, les cordes complémentaires pour les octaves suivantes. Une fois les cordes montées, il ne reste plus qu’à accorder la harpe.
Cent jours pour un bon accord
Une phase délicate, car le bois travaille, tout comme les cordes. Il prend conseil auprès de Robert Wolken, facteur en piano domicilié sur le cours d’Aguesseau, qui lui explique comment il faudra accorder cent jours de suite, avant d’obtenir un son juste. Au terme des deux mois impartis, la harpe de Frédéric « tient enfin l’accord ».
Depuis lors, Myliane, Claire et Frédéric répètent chaque dimanche après-midi, à la chapelle Notre-Dame du Val d’Amour de Bélesta (Ariège). Séances auxquelles le public est cordialement invité à assister. Pour conclure, Frédéric veut bien admettre que la création d’un tel instrument, relève de l’alchimie. Ce qui ne l’empêche pas d’envisager l’organisation de stages de fabrication de harpe, dans le cadre de l’association « Kercorb Patrimoine ».
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12.09.2011
François Dussoubz expose ses dessins à la bibliothèque
Le samedi 30 juillet dernier, un jury présidé par Philippe Ward récompensait les lauréats du VI° concours de nouvelles, organisé par la municipalité. Un beau palmarès auquel avait été associé l’ensemble des candidats, félicités pour la qualité de leurs écrits. Cette remise de prix avait permis à François Dussoubz, citoyen de Nébias et auteur d’une nouvelle intitulée « La mort qui tournait en rond », d’offrir une aquarelle de sa création à la municipalité chalabroise.
François Dussoubz écrit et dessine.
Mais l’écriture n’est pas l’unique passion de ce retraité de la télévision française, qui a mis à profit les premiers jours de l’année 2011 pour renouer avec un art qui lui est cher, le dessin à la plume et à l’encre de chine. Un art pratiqué durant plusieurs années, et qu’il a été invité à présenter au cœur de la galerie de la bibliothèque chalabroise. Cette exposition essentiellement consacrée à des représentations de monuments, châteaux, églises, moulins, … de la région, recèle un dessin de 1966 représentant un hussard du 1er régiment de 1804. Après quelques transformations, celui-ci donnera en 1993, une belle huile peinte (photo). Elève de l’académie Julian à Paris, où il suivit des cours de dessin, François Dussoubz profite de la rentrée de septembre pour accrocher ses créations aux cimaises du n° 4 de la rue des Bains-douches.
L’occasion de signaler la modification provisoire des horaires d’ouverture de la bibliothèque : lundi de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 16 h, mardi de 9 h à 12 h, mercredi de 9 h 30 à 12 h, jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h, vendredi de 9 h à 12 h et de16 h 30 à 18 h 30.
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