06.05.2018

C’était hier : 117 vétathloniens sous une pluie de récompenses

L’article mis en ligne, avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 5 mai 1998.

vétathlon chalabre,vélolandA l’heure du bilan, la satisfaction s’affichait sur les visages. Sébastien Sarda reçoit la coupe du vainqueur de l'édition 1998 (photos archives mai 1998).

Ils étaient bien décidés à se déchaîner sur le Kercorb, mais les éléments n’ont pas pesé lourd face au caractère bien trempé des membres du Cyclo Club du Chalabrais, organisateurs le vendredi 1er mai et contre vents et marées, de la 4e manche du Trophée Véloland de vétathlon.

En dépit d’une pluie froide et drue tombant depuis la veille, l’équipe du président Francis Amouroux était à pied d’œuvre à l’heure dite, prête à accueillir les concurrents d’une compétition qui draine de plus en plus d’amateurs, puisque toutes catégories confondues, 117 candidats au podium ont bravé un ciel des plus noirs.

Dès 9 h, l’aire de départ du terrain Legrand était investie par les concurrents minimes, benjamins et pupilles, impatients de se ranger sous les ordres du starter. Imperturbables dans la « gadoue », les petits champions se sont livrés à fond tout au long d’une palpitante et sympathique bataille contre le chrono. « C’est dans l’adversité que se forge le caractère », une maxime que tous étaient résolus à adopter une fois la ligne d’arrivée franchie.

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Les plus jeunes n’ont pas manqué l’événement (Podium Minimes)

Le bel enthousiasme des tout jeunes donnait de la plus belle des façons, le coup d’envoi à une journée sportive qui allait se poursuivre avec le départ commun à 15 h, des catégories cadets, juniors, seniors et vétérans. Les nombreux spectateurs venus assister à une grande première en Kercorb, auront été les témoins privilégiés d’une bagarre de qualité, opposant les favoris de l’épreuve parmi lesquels nombre de concurrents locaux dont l’excellent comportement mérite d’être souligné.

Sur un parcours empruntant tour à tour les berges de l’Hers, des lacs du Falgas, de Montbel et du Bourdil, les bois de Parrégas et de la Fajane, duos et solos ont réalisé d’excellents chronos compte tenu des multiples difficultés rencontrées sur un terrain boueux et détrempé.

Apparu furtivement en début d’après-midi, étourdi au point d’oublier d’aller retirer son dossard, le soleil va casser plusieurs rayons dans la descente vers le lac du Bourdil. Regrettable incident mécanique qui le contraint à l’abandon, au grand dam des organisateurs réduits à un repli vers la halle sous une pluie battante, afin de procéder à la remise des récompenses. L’annonce des résultats sacre le Limouxin Sébastien Sarda, déjà vainqueur à Limoux, Cavanac et Trèbes, et qui s’adjuge ainsi le Trophée Véloland 1998.

La dynamique équipe des CCC emmenée par Francis Amouroux et Patrick Rault, duo coordinateur de l’épreuve, tient à remercier pour leur précieux concours, les propriétaires des terrains empruntés, les nombreux partenaires au rang desquels notre titre, ainsi que tous les membres bénévoles (57) qui ont pleinement œuvré à la réussite de ce challenge.

Le classement scratch solo : 1 Sébastien Sarda, 2 Régis Rouquet, 3 Sylvain Badia, 4 Franck Ibanez, 5 Michel Partesana, 6 Philippe Soum, 7 Henri Campos, 8 Laurent Delquié, 9 Jean-Michel Garros, 10 Julien Cabrol.

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Le président Francis Amouroux avec les lauréats Poussins et Benjamins

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Laurent Benet, un régional sur le podium

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Un peu à l'étroit sous la halle,... mais au sec

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Serpettes et « achadors » en main, les cyclos avaient ouvert la piste aux concurrents 

 

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Dernière reconnaissance et vérification du balisage avant le grand jour

01.05.2018

C’était hier : Les motards « Los Petafums » étaient sur un petit nuage

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 28 avril 2003.

los petafums,abbé raymond cazabanL’abbé Raymond Cazaban a donné la bénédiction aux motards (Photos archives, Avril 2003).

Un parfum d’irréel flottait sur la place Charles-Amouroux à l’heure où l’abbé Raymond Cazaban accueillait les membres d’une toute nouvelle association de motards répondant au doux nom de « Los Petafums ». Engoncés dans leurs blousons de cuir, les adeptes des deux-roues ont été particulièrement sensibles aux paroles de l’abbé, lui-même surpris mais heureux d’avoir été sollicité pour célébrer cette cérémonie. Laquelle a permis à la nombreuse assistance de découvrir un poème de Bob Dylan avant la bénédiction des Rameaux, et la mise en route des belles cylindrées pour une balade-découverte.

Au terme d’un court périple sur les routes du canton, la « horde » pacifique a reposé la béquille du côté de la Cazalette, avant de rejoindre la place Charles-Amouroux où la fête s’est prolongée, autour d’un repas et d’une soirée dansante très animée. Bonne route à la joyeuse équipe de « Los Petafums », emmenés par leur président d’honneur Gilbert Barthès. Présidente : Stéphanie Lacko, vice-président : Thierry Ferrier, trésorière : Laurence Ferrier, secrétaire : Séverine Ferrier.

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C’était hier : Les accords parfaits de l’OPVC

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 3 mai 1998.

badaluc,opvcUne passion commune et sans bémol (Photos archives, Avril 1998).

Le vendredi 16 septembre 1995, l’OPVC soufflait vingt bougies dans un théâtre municipal plein à craquer, et décoré à la gloire du divin Bacchus. En célébrant « leur » fête des vendanges, les musiciens de l’OPVC célébraient surtout vingt années de complicité en compagnie des nombreux amis du pays chalabrais et de ses environs. Amis inconditionnels d’une équipe formidable, qui année après année continue à faire des siennes, à grand renfort de trompette, saxo, caisse claire et autre trombone à coulisse. Cette sympathique longévité ne doit certainement rien au hasard, et permet d’évoquer le souvenir de Gérard et de Robert, qui furent en compagnie de René, les pères fondateurs de l’OPVC. Pour avoir toujours su laisser la porte ouverte, comme le firent leurs aînés, les solistes de cet ensemble musical peu ordinaire n’ont aujourd’hui nul besoin de battre le rappel lorsqu’il s’agit d’assurer le tempo.

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Le 18 avril dernier, Badaluc XXX posait ses malles en Kercorb, et pour rien au monde l’OPVC n’aurait consenti à manquer le rendez-vous Soutenus dans l’exercice musical, Sophie, Richard, Jean-Paul, Francis, Jeannot, Yvon, Patrick, Joël, Nicolas, Gérald, Jean-Claude, Nanard,… ont une nouvelle fois bénéficié d’un renfort prompt et spontané. Aux premiers accords s’élevant dans le ciel du Kercorb, ont aussitôt répondu la trompette de Christelle, le trombone de Popo, le baryton de Gilles et le saxo de Gérard, les instruments des Frontonnais de la banda « Beni can podi » et d’autres virtuoses qui nous pardonneront de ne pas les nommer.

Improvisée, la fête est toujours belle. Il se trouve que l’OPVC cultive l’art de l’improvisation.

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16.04.2018

C'était hier : La décharge de Sonnac réhabilitée

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 18 avril 1993.

décharge de sonnac-sur-l'hersIl n’y a plus de décharge à Sonnac-sur-l’Hers (photo Patrice Garcia, avril 1993).

Depuis la mise en place de son nouveau système de collecte des ordures ménagères et autres encombrants, le canton de Chalabre fait la chasse à ses décharges. Après avoir travaillé à la résorption des décharges dites sauvages - dont celle qui était située sous le château de Puivert - le S.I.V.O.M. aujourd’hui reconverti en District, vient de gommer du paysage le dernier point noir : la décharge de Sonnac n’existe plus !

Fermée depuis le mois de juillet 1991, la décharge cantonale de Sonnac-sur-l’Hers était l’ultime tâche sombre dans un paysage verdoyant qui clame haut et fort sa vocation touristique. Sa réhabilitation achevée, elle est aujourd’hui définitivement rayée de la carte. Continuant l’œuvre entreprise par le S.I.V.O.M., le tout jeune District du Chalabrais vient ainsi de mettre un terme à sa politique d’effacement de ces lieux disgracieux.

En fait, l’emplacement de Sonnac avait servi de transition entre l’ancien système – archaïque – de collecte des ordures et encombrants, et le nouveau schéma mis en place dans le canton de Chalabre avec le quai d’apport et l’enlèvement régulier des déchets. Le site de Sonnac n’ayant plus sa raison d’être, il était logique qu’il soit réhabilité. C’est l’entreprise Rescanières, de Moulin-Neuf, qui a accompli cette mission en procédant d’abord au nettoyage des lieux, avant d’enfouir les décombres sous des tonnes de terre. Un programme de reboisement des 11 hectares de la parcelle complètera cette action en faveur de l’environnement.

1 M.F. d’investissement. Pour procéder à la fermeture de toutes les décharges qui polluaient le canton, le District du Chalabrais aura en tout investi, à terme, près de 1 M.F. Pour cela, il a bénéficié notamment de subventions européennes par le biais des P.D.Z.R. (plan de développement des zones rurales). L’agence A.D.E.M.E., la direction départementale de l’agriculture et le Conseil général de l’Aude ont également subventionné l’opération, le District puisant dans ses fonds propres pour compléter le financement du programme.

Les travaux avaient commencé au mois de janvier, ils ont été menés tambour battant. Jeudi dernier, les responsables du District accompagnés de leurs partenaires, ont effectué une visite sur le terrain pour constater qu’à Sonnac, le paysage a retrouvé son vrai visage, la main de l’Homme ayant rétabli ce qu’elle avait jadis altéré.                   

06.04.2018

Fernand Pont nous a quittés

fernand pontLundi 19 mars, un dernier hommage était rendu à Fernand Pont, décédé à l’âge de 89 ans à Caunes-Minervois. Né le 2 février 1929 à la ferme de Sabatier, il avait fréquenté l'école communale  de Montjardin, participant aux travaux de ferme et au débardage de bois en forêt.

Dés l'âge de neuf ans et avec la complicité de Justin, son aîné, la musique prend place chez le petit garçon timide et réservé. Avant d’effectuer son service militaire au 5e Génie de Versailles (1950),  il anime des bals clandestins dans tout le Chalabrais, jusqu'à la Libération, sous l'égide  de Justin, pour lequel il restera plein d'affection et de reconnaissance.

Entre temps, ses parents ont quitté Sabatier pour prendre l’hôtel restaurant du cours d'Aguesseau, puis, en 1951 il rencontre Colette Calmel, originaire de Sainte-Valière, qui deviendra en 1953, son épouse et sa muse durant soixante-cinq belles années. Fernand aide au restaurant, mais la musique et l'accordéon priment. Il débute dans l'orchestre Majestic, en compagnie des Chalabrois Sibra, Peyre, Sabatier, Loutre, jusqu’en 1956, avant de rejoindre Fumel (Lot-et-Garonne), à la demande de l'orchestre Cyrano. Il en devient un pilier incontournable, se taillant une belle réputation dans le grand Sud-Ouest. En 1963, il se produit au sein de plusieurs formations héraultaises (Claude Philippe, Claude Seven, les Piranhas), l'accordéon tombant alors en désuétude. 1973 marque le retour familial à Chalabre et à l’hôtel restaurant, où sa mère Baptistine et son père Albert passent le relais. Colette Pont prendra en main les destinées de l'hôtel devenu l'Affenage et dans le même temps, Fernand enchaîne ses pérégrinations musicales, s’adonnant à sa passion au sein de  l'orchestre Habanera.

En 1977, il crée la formation Jo Fernand avec son fils Joël aux percussions et sa fille Béatrice au micro. Treize années de jolis succès, avant de rejoindre le Quartet Musette de Toulouse, formation chère à Edouard Duleu. A partir de 1994, il se produit dans l'Aude, l'Ariège et l'Hérault, profitant du regain de la mode des années 1950, dans l’orchestre Ambiance Musette. En 2001, l’Affenage fermera ses portes, la famille part pour Carcassonne et pendant dix autres années, c'est la formation Gil Garde qui profitera de son talent et de son expérience.

Cette carrière de musicien prendra fin en 2011, l'âge aidant, Fernand se contentera d'animer réunions de familles et foyers de retraite, avant que la maladie ne gagne du terrain, à partir de 2014. Sincères condoléances à Colette son épouse, à Joël et Béatrice ses enfants, ses petits-enfants et arrières petits enfants, à toutes les personnes que ce deuil afflige.

fernand pont

Fernand Pont avec ses partenaires du futur orchestre « Le Sonore », devant le théâtre municipal de Chalabre. Debout de gauche à droite : Louis Jean, Josette Grivel, Augustin Sibra, Pierre Taillefer, Félix Calvène, René Salinas. Au premier plan : Henri Désarnaud, Armand Gabanou, Fernand Pont.

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27.03.2018

C’était hier : Badaluc invité surprise du centre de loisirs

L’article mis en ligne, avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 5 mars 2003. L’occasion de rappeler que sa Majesté Badaluc le 50e du nom, effectuera sa tournée annuelle les 21 et 22 avril prochains. Le chef du protocole contacté, n’a pour l’instant donné aucun détail quant au déroulement de la visite. Ce qui ne saurait tarder.

carnaval chalabre 2003Un travail d’orfèvre réalisé durant les vacances de février par des créateurs en herbe prêts à assurer la relève (photo archives février 2003).

Les pensionnaires du centre de loisirs dérouleront le tapis rouge cet après-midi sur les cours chalabrois, à l’occasion de la venue en Kercorb de l’émissaire de sa Majesté Carnaval. « John le Bigos » foulera pour la première fois de son existence le pavé de notre cité, répondant à l’invitation d’une joyeuse petite équipe qui vous invite à célébrer l’événement en sa compagnie. Selon les informations recueillies, John est en quelque sorte un jeune prodige né le mercredi 19 février dernier place Charles Amouroux. Grâce à la volonté des créateurs en herbe désireux de prouver à leurs aînés qu’ils étaient fins prêts pour assurer la relève. Une louable mission pour laquelle ils ont reçu le soutien d’un cabinet de consultants composé de Yvon Sicre, Anne-marie son épouse, Guy Calvène et Jean Plauzolles.

Artistes bénévoles passionnés, ces derniers ont insufflé le virus à nos petits carnavaliers, en les aidant à réaliser l’armature et le remplissage, en un mot, à donner corps et vie à Mister John. Encore à l’état d’embryon, sa Majesté a été transférée dans les locaux de l’ancienne gare (prêtée par la municipalité), où les enfants ont apporté avec grand soin, la touche finale. Un travail d’orfèvre réalisé durant les vacances de février, pour lequel ils ont également reçu un renfort de qualité avec la présence à leurs côtés de Violette Moreno.

Peinture, papier mâché, accessoires, chacun s’en est donné à cœur joie afin que John soit le digne représentant de la fière lignée des Badaluc. Les enfants du CLSH (centre de loisirs sans hébergement) donneront le coup d’envoi des festivités carnavalesques lors du défilé prévu en ce mercredi des Cendres, à partir de 14 h 30. Comme le veut la tradition, John sera peut-être jugé, peut-être même brûlé, place de la Métairie de la Ville.

carnaval chalabre 2003

La parade de John le Bigos sur la Place du Marché (photo archives mars 2003). 

26.03.2018

C'était hier : Le temps pousse les pierres

atelier jouretAu bord du vieux canal, un vestige de l’artisanat chalabrois.

Cette bâtisse en ruine, qui jour après jour a modifié sa silhouette en silence, fut entre 1920 et 1940 l’atelier Jouret, du nom de Louis Jouret, quincailler et épicier sur la place du marché à Chalabre.

Dans le Tome V édité en juillet 2000 par l’association « Il était une fois Chalabre » et sous la plume de Maurice Rouzaud, il apparaît que Louis Jouret, Puivertain d’origine, fabriquait là des manches de couteau en corne avant d’y monter les fameuses lames du Puy-de-Dôme, venues de Thiers.

atelier jouret

Le délicat assemblage était réalisé dans un local de la Traverse de la Halle grâce au savoir-faire de François, Joseph et Guy Huillet, mais la bâtisse évoquée aujourd’hui se trouve route de Lavelanet, juste au pied des Genêts, après le petit pont de pierre. Ce bâtiment annexe à l’écart du village et pour cause, permettait le recyclage des rebuts après usinage de la corne, activité plutôt incommodante, étant donné l’odeur particulièrement tenace dégagée par le traitement de la matière première : « les déchets de corne de mouton et de bœuf étaient concassés et servaient à faire de la « cornaille », utilisée comme engrais. Une turbine lancée par la force motrice des eaux du canal permettait d’actionner machines et courroies, les vestiges du canal et l’emplacement de la turbine sont encore visibles ».  

Les temps changent, la corne autrefois abondante a hélas cédé la place au plastique mais bonne nouvelle, les vieilles pierres fatiguées refont leur vie quelque part sur les hauteurs de Terre-Blanche.