04.01.2018

C'était hier : Les hauts de hurlevent au sommet du pic Saint-Barthélémy

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 6 janvier 2003.

saint-barthélémyLes randonneurs sous les 27e rugissants du St Barth (photos archives Décembre 2002).

Comme la tradition a du bon, le cercle des marcheurs du Kercorb est reparti à l’assaut de ce bon vieux pic Saint-Barthélémy, imperturbable du haut de ses 2348 mètres, tout aussi enneigés que les 2368 mètres du pic Soularac, son éternel complice.

C’était le 27 décembre dernier et les randonneurs espéraient, en prenant un peu de hauteur, apercevoir à l’horizon une année 2003 annoncée. Les premiers mètres effectués à l’abri des vestiges de la mine désaffectée ne laissaient aucunement présager de la suite de l’ascension. A la hauteur du Trou du Vent, le trop bien nommé, un vent extrêmement violent va rejoindre la cordée, gênée dans sa progression jusqu’au sommet par des bourrasques permanentes.

Face aux éléments, les marcheurs chevronnés vont adopter une technique peu orthodoxe mais efficace, chacun tenant d’une main ferme, le « titoulet » du béret de celui qui le précédait. Ainsi assurée, la cordée effacera un à un les pièges tendus par les névés ou le traître « gispet » qui est, comme chacun le sait, hallucinogène de juillet à décembre, et aphrodisiaque pour le reste de l’année.

saint-barthélémy

Foix, depuis le Saint-Barthélémy

Jean et Christian marchant dans les traces de Francis qui marchait lui-même dans les traces des isards, le trio va rapidement accéder au sommet d’un Saint-Barth fouetté par le vent. Du haut des 2348 mètres du pic, le plaisir d’admirer le panorama sera plutôt bref, la force des bourrasques venant de la mine de talc de Luzenac représentant un danger évident. Un coup d’œil vers la Montagne Noire perchée au-dessus de la brume, le château des Comtes de Foix éclairé par un filet de soleil, ou encore les eaux marron du lac de Montbel, et les marcheurs rebroussaient chemin, rendant la montagne ariégeoise à sa solitude hivernale.

saint-barthélémy

03.01.2018

C’était hier : Un illustre invité s’est présenté chez les pompiers

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du samedi 3 janvier 1998.

caserne jean-cabanierLe traîneau du Père-Noël a été pris d’assaut par les enfants (photo archives, décembre 1997).

La grande parade du Père-Noël en Kercorb s’est poursuivie samedi dernier aux abords du centre de secours Jean-Cabanier où le grand bonhomme à la longue barbe blanche a réservé une belle surprise aux enfants des sapeurs chalabrois.

Un tel invité de marque a bien sûr impressionné tous ces bambins heureux de pouvoir sympathiser avec celui qui, année après année, ne manque pas de leur amener des cadeaux toujours plus beaux. Le concert de sirènes terminé, et selon un protocole parfaitement réglé, l’adjudant-chef Alain Cayrol a ensuite invité la grande famille des soldats du feu ainsi que les maires du canton, à se joindre à la fête.

Le patriarche venu du froid a alors momentanément rangé sa hotte, pour apprécier avec un grand bonheur, la chaleureuse ambiance qui règne au sein du jeune cors de sapeurs-pompiers chalabrois.  

C’était hier : A l’époque des fontaines

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 6 janvier 1998. Le texte a été écrit sous la plume du regretté Robert Roncalli, qui donnait sa perception de l’utilité des fontaines publiques.

Fontaine Usine Franzone.jpgL’époque des fontaines avait aussi son charme.

C’était à Chalabre, il n’y a guère plus de cinquante ans. Chaque cours, chaque rue, chaque « barri » possédait sa fontaine. L’eau fraîche canalisée depuis les sources de nos collines y coulait généreusement toute l’année. Il y avait également, bâties au-dessus de leur puits, la Pompe Royale, cours Colbert, et celle de la Place du marché. Moyennant quelques vigoureux coups sur la barre adéquate, on pouvait y remplir broc et cruches. Plusieurs fois par jour, les femmes et les enfants s’y croisaient, y faisaient un brin de causette, pendant que le jet glougloutait mélodieusement dans le récipient. Au son de l’eau qui devenait de plus en plus aigu, on savait à peu de choses près où en était l’opération. Parfois le brin (de causette) « faisait des petits » et prenait du volume pour atteindre la dimension d’une meule. La discussion se transformait en débat contradictoire, il arrivait même que certains chignons soient malmenés. Aujourd’hui, c’est à cause de « la Marie d’Amont » que la dispute a éclaté. Elle prétendait monopoliser le point d’eau pour pouvoir mener à bien le laborieux et méticuleux nettoyage d’une grande bassine d’escargots baveux. Pendant ce temps, Jules rouspétait en crachant de colère et attendant son tour pour l’entretien indispensable de ses deux « barricots » de vin. Trois enfants faisaient un concours de saut à pieds joints dans la flaque formée par le débordement du trop plein, et riaient en éclaboussant de boue, trois femmes qui s’impatientaient avec leurs cruches vides en voyant s’approcher l’heure du repas de midi.

fontaines de chalabre

Ces fontaines, avec les abreuvoirs et surtout les lavoirs, jouaient en ce temps-là outre leurs fonctions vitales, hygiéniques et alimentaires, le rôle tenu de nos jours par les médias modernes. Le progrès est venu, les sources ont été remplacées par une station de pompage, l’établissement municipal des bains douches a fermé ses portes, la municipalité n’a plus de fontainier. Des techniciens spécialisés, d’éminents savants, nous mettent en garde contre le gaspillage. A Chalabre, onze fontaines publiques (seuls points d’eau gratuits concédés par la société d’exploitation) sont encore en état de fonctionnement. Il arrive d’y voir un peloton de cyclistes connaissant les lieux, y remplir leurs bidons. Parfois en été, un camping-car sentant bon les vacances s’y arrête pour refaire le niveau des ses réservoirs. Il est fini le temps de la pénible corvée d’eau !

fontaines de chalabre

30.12.2017

C’était hier : Le collège Antoine-Pons tisse des liens avec le Mexique

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 31 décembre 2007.

manuel menendez,zalathiel vargas,camerone,collège antoine-ponsManuel Menendez et Zalathiel Vargas ont replacé l’épisode de Camerone dans son contexte historique et géographique (Photo archives, décembre 2007).

Depuis le jumelage intervenu le 20 septembre 2004 entre la commune de Chalabre et Camaròn de Tejeda, ville mexicaine située dans la province de Vera Cruz, les collégiens d’Antoine-Pons ont noué un contact direct avec leurs homologues d’outre Atlantique. Dans ce contexte, ils accueillaient tout dernièrement Zalathiel Vargas, artiste mexicain spécialiste d’infographie, venu leur présenter ses productions.

manuel menendez,zalathiel vargas,camerone,collège antoine-ponsLes élèves de Manuel Menendez, professeur d’espagnol (photo archives, août 2015), ont ainsi découvert une superbe collection de peintures originales conçues à partir de logiciels informatiques. Le fil de la discussion aura permis, bien sûr, d’évoquer la bataille de Camerone, au cours de laquelle le Chalabrois Jean Danjou, capitaine d’une compagnie de la Légion Etrangère et ses hommes, perdirent la vie le 30 avril 1863 face aux troupes du Colonel Francisco de Paula Milàn. Un épisode certes malheureux de l’Histoire du Second Empire, mais qui favorise aujourd’hui la rencontre entre deux cultures et deux pays. A l’initiative de Marco Antonio Menes Couttolenc, « Presidente municipal » de Camaròn de Tejeda de 2001 à 2004, un musée consacré à la bataille de Camerone a vu le jour. Un site dédié à la mémoire des résistants mexicains et à celle des légionnaires de Napoléon III, dans lequel la capitale du Kercorb et son collège vont bénéficier d’un espace réservé. Une prérogative appréciée comme il se doit dans ce petit coin de l’Aude, comme une invitation au voyage vers le « Nouveau Monde », que les potaches du collège Antoine-Pons vont s’évertuer à préparer.            

29.12.2017

Les haut-parleurs se sont tus

C'était hier, c'était il y a vingt ans, le jeudi 18 décembre 1997, paraissait dans les colonnes de l'Indépendant et sous ce titre, l'article mis en ligne ci-après.

Haut-parleurs Février 1998.jpgL'Europe aurait laissé nos haut-parleurs sans voix (photo archives, Février 1998).

« Allo ! Allo ! M. René Berland, marée à Chalabre est arrivé à son magasin cours Colbert, avec du poisson frais et de toutes qualités ». A l'image de la sirène de l'usine Canat, dont les sons stridents ont cadencé la vie de plusieurs générations de Chalabrois, les haut-parleurs annonçant depuis la mairie, leur lot quotidien d'informations, faisaient partie intégrante du décor des rues chalabroises. Chacun pouvait vaquer à ses occupations sans qu'il n'échappât à personne la présence en nos murs de M. Trillou, volailler à La Tour du Crieu ou celle du pâtissier de Labastide-sur-l'Hers, du camion-magasin du Direct-Vente, venus rendre une visite aux ménagères du Kercorb. En se faisant l'écho du glas de Saint-Pierre, le haut-parleur venait également informer les Chalabrois du décès de l'un des leurs. Mais les temps changent, apportant nouveautés et contraintes. Déclaré hors-norme, le réseau de nos chers haut-parleurs va disparaître pour laisser la place à des panneaux lumineux chargés de prendre le relais de l'information locale. Mis en place au nombre de deux avant la fin du mois de décembre, ces panneaux distilleront les nouvelles depuis le Pont-du-Blau et la place François-Mitterrand. Après cette voix familière et caractéristique qui résonna si longtemps et sans exception dans chaque ruelle, dans chaque quartier, les haut-parleurs vont à leur tour cesser d'émettre.         

26.12.2017

C’était hier : Sainte-Luce et Fluris unis dans un même charivari

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 24 décembre 2007.

flurisFourbus mais heureux, les enfants ont « fait Fluris » (Photos archives Décembre 2007).

L’ancienne halle aux blés a retrouvé en ce deuxième jeudi de décembre, sa cohorte de bouillants « arrosegaïres » toujours plus jeunes et toujours plus motivés. Après un bref tour de chauffe sur les dalles, et à défaut de fusil, ce sont les cloches de Notre-Dame qui donnaient le coup d’envoi du charivari version 2007.

fluris

Dès les premiers mètres, le pavé chalabrois étincelait dans la nuit noire, boîtes de conserve et autres ustensiles métalliques virevoltaient en autant de feux follets. Un brouhaha soutenu et intermittent allait ainsi fournir le spectacle, entrecoupé de pauses salutaires et mises à profit pour rappeler au quidam interrogateur, « Vei fa les ans que tueron Fluris ! ». Trop petits pour monter au château de Mauléon ou pour aller se recueillir sur la stèle du Tricentenaire, les nouveaux disciples du « chirbilhi » (adaptation selon Josèp), auront tout de même envahi les cours avec un bonheur certain, de la rue Saint-Ursule à la rue Saint-Antoine en passant par la rue Sainte-Anne.

Tout cela sous la bienveillance de Sainte-Luce, patronne des couturières, qui ne serait patronne des électriciens que bien plus tard, et qui pouvait jeter un clin d’œil prévenant vers l’âme en peine du Sieur Jacques Fleury. Dans un ciel étoilé à souhait et en ce jour anniversaire, trois cent dix bougies brillaient de mille feux. L’horloge de Notre-Dame indiquait l’heure de rentrer au bercail pour une soupe bien chaude, mais avant, les enfants scandaient un dernier « Vei fa les ans que tueron Fluris ! ».

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19.12.2017

C'était hier : Le Père Noël est passé à l’hôpital

L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 23 décembre 1997.

hôtel-dieu saint-jacquesLa visite tendre et généreuse d’un Père Noël qui n’aurait pas voulu manquer un tel rendez-vous (Photo archives Décembre 1997).

Les salons de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques ont connu une belle effervescence, lorsque le Père Noël et sa hotte chargée de cadeaux, ont fait leur apparition au beau milieu des pensionnaires et des nombreux enfants venus prendre part à la fête. L’illustre invité a distribué ses trésors et partagé d’excellentes friandises en compagnie des enfants ravis. Auparavant ces derniers avaient assisté à un spectacle intitulé « Un, deux, trois, soleil ». Appréciés également, les talents de chanteur du Père Noël, lequel s’est discrètement évanoui dans les couloirs de l’hôpital, laissant les enfants tout à leur joie, entourés de superbes cadeaux.